
Inspire… le monde entre. Expire… le monde s’en va. Et entre les deux, je me trouve là. J’ai voulu comprendre l’amour, lui donner un contour. Mais plus je le cherchais, plus il m’échappait. C’est pas un mot, ni un serment, c’est un souffle, un mouvement. Une vague qui passe, et me ramène à l’espace. L’amour comme respiration, sans raison, sans condition. Un battement d’union, entre le corps et le son. L’amour comme respiration, c’est ma seule direction. Je ne retiens plus rien, je deviens lien. J’ai compris qu’aimer, c’est laisser être. Que le cœur ne ment jamais, quand il respire en paix. Chaque souffle est prière, chaque silence lumière. Et dans ce simple va-et-vient, je deviens tout, je ne suis rien. Je respire pour guérir, je respire pour grandir. Je respire pour dire, que je n’ai plus peur de m’ouvrir. L’amour comme respiration, sans effort, sans possession. Je ne cherche plus le chemin, je suis le chemin. L’amour comme respiration, inspire, expire, création. Et quand tout s’éteint, je suis le matin.

