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INSOMNIE SOCIALE

V4.5+

[intro] (a l'ancienne je fais un tour sur moi-meme.) (le monde par en couille) [verse: ~160 bars] je prends pas le mic pour te bercer, houdini vient t’incendier cracher sur les ministères, l’élysée et leurs banquets pendant qu’ils trinquent au champagne, la rue cherche une assiette les gosses comptent pas les étoiles mais les trous dans leurs chaussette macron joue les petits rois dans ses pièces dorées mais vend des armes à ceux qui brûlent nos frères à l’étranger et quand ça pète en ukraine ou que gaza saigne on parle de valeurs pendant que les contrats d’armes saignent les mêmes qui crient paix financent des guerres invisibles et te vendent la liberté avec une laisse lisible les médias choisissent les drames qui font cliquer et effacent les massacres si ça ne rapporte pas assez les beaufs au comptoir parlent fort de vraies valeurs mais votent pour ceux qui détruisent les usines et pressent les travailleurs ils pointent l’étranger, disent c’est lui qui nous vole pendant que leurs patrons délocalisent sous leur propre contrôle les michtos veulent un sac chanel plus qu’un futur et préfèrent un mec blindé qu’un amour sûr selfie en bikini, légende libre et sauvage mais c’est juste un panneau dispo contre gros voyage les faux frères te disent frérot mais comptent tes échecs mangent dans ton assiette et te rayent de leur bec cassos dans ma tête, je me sabote comme un pro auto-critique, je suis mon pire complot parano, insomniaque, je ne crois plus en personne et même mes rêves ont des menottes aux mains quand ils sonnent plu de valeur familiale, les liens sont en solde on parle aux parents comme à des inconnus dans le hall les repas de famille remplacés par des écrans et le sang se dilue au fil des ans plus aucun respect pour les religions qu’ils invoquent jurent sur wallah ou sur dieu pour un rien, comme si c’était un pote utilisent le sacré pour valider des mensonges puis s’étonnent que le monde perde tout ce qui le prolonge les puissants changent les règles dès que ça menace leur coffre et votent des lois pour que les pauvres restent pauvres on vit dans un monde où un tik tok choque plusse qu’un char où un drame devient viral seulement s’il passe au prime-time le soir les influenceurs vendent des gélules et du vide pendant que la planète crame sous un soleil acide afrique pillée, amazonie rasée pendant que les leaders jouent au g20 à s’auto-féliciter et toi tu regardes ça, casque sur les oreilles tu dis ça changera jamais et tu retournes à ton sommeil moi je suis l’insomnie qui te réveille à quatre heures avec un flow qui te frappe comme cent battements de cœur en france on débat plus, on s’insulte en direct chaque camp voit l’autre comme un ennemi à abattre, plus personne ne respecte la gauche se divise, la droite se radicalise les extrêmes surfent sur la haine pendant que le centre se fragilise gouverner c’est éteindre des feux qu’ils ont allumés et repeindre les murs pendant que le sol est miné les syndicats défilent, les c.r.s cognent et c’est toujours le peuple qui paye l’addition quand tout cogne monde en guerre, gaza, ukraine, taïwan en tension les alliances changent comme un dealeure change de région l’onu parle mais personne n’écoute et les bombes parlent une langue qu’aucune paix ne redoute les banques blanchissent pendant que tu comptes les centimes les patrons fuient les impôts pendant que le smic s’élimine les jeunes rêvent de buzz plutôt que de diplômes préfèrent un million de vues qu’un million de neurones les politiciens prétendent nous écouter mais signent des lois en secret pour mieux nous plomber on applaudit des sportifs qui gagnent en une saison plus que tout un quartier en vingt ans de prison alors oui je suis hardcore, houdini vise tout le monde sans exception si tu es coupable, considère ça comme confession je ne suis pas là pour plaire, je suis là pour heurter graver mes mots dans ta tête comme une lame affûtée tu n’aimes pas ? quitte la salle mais retiens une chose si je me tais, qui va encore poser les bonnes doses alors je rappe jusqu’à plus d’air, même si ça brûle la gorge parce que c’est mieux de crever debout que vivre à genoux .