
Les gens cassés.
Les distributeurs brillent Dans les interzones blanches Les cafés refroidissent Dans les mains qui tremblent Les garçons sans sommeil Traînent sous les sémaphores Avec des cathédrales Coincées dans le thorax Les gens cassés sourient Sous les néons humides L’hémoglobine lente Dans les veines électriques Les synapses saturent Sous les lumières blafardes Pendant que les parkings Respirent dans le brouillard On tient encore un peu Même fissurés de l’intérieur On tient encore debout Avec des orages dans le cœur Les gens cassés Brillent encore Même quand leurs corps Tremblent trop fort Les gens cassés Dansent encore Sous les néons morts Jusqu’au lever du jour Les filles fantômes fument Sous les pluies départementales Des météores humains Dans les zones commerciales Les regards deviennent calmes Quand la fatigue déborde Les clavicules brillent Sous les lumières froides Les gens cassés Parlent peu Ils cachent des tempêtes Au fond des yeux Les gens cassés Rient encore Avec des cathédrales Sous la peau du corps Les vestes sentent la pluie Et les chambres sans sommeil Les respirations lentes Sous les plafonds pâles Les survivants tranquilles Traversent les matins blancs Avec leurs cœurs nerveux Et leurs silences vivants Et dans les cavités Quelque chose respire encore Une petite braise blanche Sous les ruines du corps Les gens cassés Brillent encore Avec leurs synapses Qui brûlent trop fort Les gens cassés Tiennent debout Avec des cathédrales Au fond du cou Les gens cassés Brillent encore… Même quand la nuit Respire dans leurs corps (🧠 © 2026 Synaps Fantôme — Tous droits réservés • Connexion invisible • Émotion réelle.)

