Tu construis tes ailes - si blanches, si grandes, Pour un avion, et non pour commander les nuages. Bien que le vol soit limité, par le bord de la forêt, Une bande de ciel, un étroit rebord. Tu construis ton plan - pour assembler et réparer, Leur léger frottement, l'air qu'elles plient. Un rêve d'enfance, prenant maintenant son envol, Pour voir le monde, d'une telle hauteur. Mais quelque part là-bas, leurs parents géants, Portent leurs fardeaux, là où les guerres commencent. La vue des corps brisés, le ciel si clair, Dans le moment final, se rapprochant. Un dernier pas, une poussée, un souffle, Des mondes lointains, rencontreront leur mort... Tu construis tes ailes, d'une main honnête, Aucun stratagème rusé, aucun plan pervers. Et ces ailes aspirent à être essayées, Comme celles-là, et toutes celles qui s'élèvent si haut. La lumière dansant, sur les arbres si grands, La pluie scintillante, une chute étincelante. Ces ailes descendent, pour toucher le sol, Elles s'élèveront à nouveau, avec un rugissement. Effleurant un village, par hasard en dessous... Elles ont atterri maintenant, un cadeau, tu le sais. Tu construis tes ailes - si blanches, si grandes, Pour un avion, et non pour le commandement de la guerre. Et bien que leur vol soit étroitement lié, Par la bande de ciel, au-dessus du sol forestier.

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