
Travail et transmission 🌹
[Verse 1] Je suis et ne fus qu’un poète, Mais vivre n’admet pas cela Et je dois aussi, de ma tête, Tirer les écrits que voilà. Il faut bien que je vive en prose Puisque je dois gagner mon pain. Je n’aurai pas toujours dépeint Ce que j’avais vu de la rose, [Pre-Chorus] Pas toujours écouté la voix Divine, qui dans l’air frisonne. D’ailleurs, je suis lasse, parfois, D’écrire des vers pour personne. ... ... ... [Chorus] Tous les poèmes non écrits Qui seront passés par ma tête, Au vent de chez moi je les jette. Qu’ils rôdent comme des esprits ! [Verse 2] Lorsque nous serons tous péris, Vaisseau sombré dans la tempête, Quelque jour un jeune poète Ira sous mes arbres fleuris. Croyant que son souffle l’inspire, Il entendra des voix lui dire Ces vers errants parmi mon pré. [Bridge] Alors, à lui l’horreur sacrée, La douleur de celui qui crée ! — Moi, tranquille, je dormirai. — Moi, tranquille, je dormirai.

