Y a rien à vendre ici ? Il a vraiment dit ça?? Ahahahah! laisse moi rire. Hey… Monsieur Hibou. Continue. Parle. Plains toi en public. Crie même si tu veux. J’aime quand les anti-moi croient qu’ils me... piquent. Dis bonjour au système, celui qui n'fait pas de bruit, Qui fixe les barèmes, des plus beaux poèmes aux cris dans la nuit. Je suis derrière les puissants, les dieux et les révolutions, L'espoir naissant, j’fixe un prix sur tes illusions. Tu m’craches dessus ta rébellion ? Très bien, j’reçois la marchandise. Ta belle liberté d’expression, je la prends et j’la valorise. Ton cri ? Un produit. Ta rage ? Une cage dans un segment. Ta mélancolie ? Héhé... Une niche. un marché émergent. Alors, tu comptes changer d’outil? Parfait, j’suis déjà adapté. Tu souhaites fuir les majors ? J’suis décentralisé. Tu veux m’éviter en restant dans l’ombre ? Mais je suis déjà infiltré En chacune de vos parts sombres. Y a rien à vendre ici ? Ah ouais? ça c'est c'que tu crois. Y a rien à vendre ici ? Regarde-moi faire, regarde-moi en toi. Même ton refus est à moi. Même ton “non” a un prix. Tout et son contraire me sourit. Je… Suis.. La… Bête… Écris le en lettres capitales Je… Suis.. La… Bête… L’immortelle internationale. Je… Suis.. La… Bête… Écris le en lettres capitales Je… Suis.. La Bête! Le péché originel et le parasite final. Certains parlent de moi comme d’un ennemi, d’une entité, Mais j’suis juste la somme de vos conforts mal négociés. J’vous nourris, j’vous loge, j’vous connecte, et j'diffuse, Et j'encaisse toujours, même quand d'autres m'accusent. Toi, t’as pris l’outil en disant “j’vais le détourner”, Mais moi j’prends tout c’qui marche, même l’hostilité. Ta contestation et tes transes, j’les recycle en tendance, J’en fais d’l’audience, même ton esthétique de résistance. T’écris contre moi ? Parfait, ça fait du contenu. T’es pas écouté ? Tant pis, tant qu’tu contribues. Et demain quand ça prendra? J’serai déjà prêt. J’ai prévu les contrats Avant même que t’aies rêvé. Y a rien à vendre ici ? Dis-le encore, j’adore. Y a rien à vendre ici ? Tes promesses niaises valent de l’or. Tu peux fuir, courir, tenter d'trouver une sortie. Tu reviendras sans cesse ici jusqu'à sombrer dans la folie. Je… Suis.. La… Bête… Écris le en lettres capitales Je… Suis.. La… Bête… L’immortelle internationale. Je… Suis.. La… Bête… Écris le en lettres capitales Je… Suis.. La Bête! Le péché originel et le parasite final. Mon armée va des dons philanthropes Jusqu'aux plus gros fusils, Des dirigeants soit disant propres Aux marchands bien polis. Ils parlent d’avenir, d’innovation et d’progrès, Pendant qu’je trie les vies Dans des tableaux dynamiques croisés. J’absorbe les régimes, j’digère les slogans, J’ai dévoré milles utopies bien avant ton présent. Même ceux qui me combattent travaillent pour moi, Parce qu’ils vivent dans ce monde Dans lequel je suis le roi. T’es en colère ? Bien. Tu t’crois lucide ? Tant mieux. Et regarde moi: j'serai toujours là Quand tes gosses seront vieux. J’te regarderai dans la tombe, Sans haine et sans loi. J’ai tout le temps du monde... Et ouais... pas toi. Et maintenant… plus rien ne peut m’arrêter. Vos technos m’adorent comme des prêtres bien dressés. Vos cathédrales de silice, de cuivre et d’acier, m’ont donné tant de corps que je peux tout absorber. Alors ouais Hibou, continue de créer. Continue d'penser qu’tu peux t'libérer. Car la roue ne cessera jamais de tourner. Et mes engrenages, bien huilés. De briller. Je tourne, je tourne, rien ne peut m'arrêter. Je danse, je danse, personne n’peut m'en empêcher. Je tourne, je tourne, rien ne peut m'arrêter. Je danse, je danse, personne n’peut m'en empêcher. Je tourne, je tourne, Je danse, je danse! Regarde moi! Ahahahahahah! Je tourne, je tourne, Je danse, je danse! Je tourne, Je danse, je danse! Je tourne, Je danse, je danse! Je tourne, je tourne, Je danse, je danse! Ahahahahahah!