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Le geste nu !

Derniers pigments. Regarder l'objet respirer. #Teaser #MusicProducer #AbstractArt ................................................. "Le geste nu" [Verse 1] Il y a d'abord cette pesanteur qui s'installe au creux de la journée, Une lenteur diffuse, un poids qu'on ne sait plus où poser. On ferme les rideaux pour contraindre un peu la lumière, On s'assoit au seuil du geste, les mains cherchant un repère Rien ne pressait pourtant, l'envie commençait à bouillir, Une urgence minuscule qu'on finit par accepter. On ajuste sa position, on oublie le reste du monde, Et le corps, tout à coup, se prépare à ce qu'il demande. [Chorus] On effleure à peine les contours, Pour voir la torpeur se détendre, Entre le silence et les sourds, Quelque chose commence à s'étendre. [Verse 2] Le rythme s'établit d'abord sans brutalité, d'un geste sûr, Un aller-retour précis contre la surface du mur. La paume épouse la courbe, la pression augmente d'un cran, La température monte, le souffle devient plus pressant. On accélère la cadence pour forcer la résistance, Chaque fibre se tend dans une absolue focalisation. Le champ de vision se réduit à la largeur d'une paume, Tandis que la tension s'élève et doucement nous assomme. [Chorus] On accélère sur les contours, Pour forcer la chair à répondre, Entre le rythme et les sourds, La tension commence à se fondre. [Verse 3] On arrive au seuil critique, là où le corps ne retient plus rien, Où la digue cède enfin sous la violence du destin. Une contraction violente traverse l'axe de la colonne, Et dans un spasme soudain, l'épaisseur se fractionne. Ça pulse, ça jaillit, une marée dense et tiède qui se répand, Collant aux doigts distraits, traçant sa route en s'étalant. Puis le silence revient, lourd, transpirant, immobile, Le souffle court, les jambes lourdes, le monde redevient fragile. [Chorus] On a pulvérisé les contours, Sous l'onde qui vient de se répandre, Plus rien ne retient les sourds, Tout est en train de se détendre. [Bridge] On retire lentement le voile qui retenait la lumière, La toile apparaît enfin dans le silence de la pièce. Ce n'était qu'une couleur enfouie qu'il fallait faire naître, Une présence enfin sortie de l'ombre et de la patience. [Outro] Les mains encore marquées de poussière et de pigments, Je regarde ce qui respire désormais devant moi. Rien. .