
Solidaire ou soli-terre
On ne peut pas demeurer de glace face à la quasi-destruction totale de Gaza et se situer à cette place où aucun service sanitaire, aucune distribution d’eau potable, aucune électricité n’existent. Là, quatre-vingt-douze pour cent de l’espace n’est qu’un champ de débris, sur des corps enfouis. On ne peut pas éviter, en pensée, ce que la Russie a fait à l’Ukraine. Et j’y reviens souvent, mais sincèrement, ce sont les jeunes hommes qui se font faucher au premier plan, comme dans toutes les guerres : de jeunes vies pleines de promesses, totalement détruites. Être un garçon dans ce monde en démolition est une complète malédiction, c’est un billet aller simple vers le peloton d’exécution. On ne peut pas rester de glace face à la destruction de l’économie, de la démocratie, des minces filets d’assurance maladie de nos voisins du Sud. Ce sont des amis et des membres de nos familles qui se font dépecer leur qualité de vie, leur espérance d’avoir une vie décente. On ne peut pas rester de glace face à l’abandon mondial des efforts déployés pour ralentir l’effet de serre qui mène au réchauffement de la planète Terre, sans accourir au sauvetage volontaire de la biosphère. Nous ne sommes qu’une espèce parmi toutes celles qui partagent cette ressource éphémère. En ce beau dimanche d’octobre, je vous souhaite paix et résilience, énergie et confiance, et foi en la vie au-delà des seuils de la conscience.

