Aux confins de l’espace Là, où tout s’entrelace Je ressens tant de pulsations cardiaques Que c’est digne d’un grand délire maniaque La vie à outrance, la démesure Sans possible calcul, point de mesure Tellement impressionnant, vertigineux Que les esprits affûtés ne peuvent S’imaginer, ni se représenter La grandeur de cette créativité Tant d’ingéniosité ne peut qu’éblouir Être étonné, épaté ou se ravir Est bien le minimum qu’on puisse espérer On pourrait aussi être tenté d’expliquer Tous ces battements de vie machinales Auraient-ils une fonction terminale ? Quel est le but de cette infernale inventivité ? Eh bien, je serai tenté par dire : la beauté Mais mon esprit est si petit devant l’univers Qu’il me semble avoir la raison de travers Comment pourrais-je envisager de trouver ? Quelques lumières peuvent me traverser Mais, je le sais, jamais, certainement Je ne pourrais être sauvé de mon égarement Il serait bien surprenant, si microscopique Que je n’invente pas que des solutions fantastiques.