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Voleur à l'envers

V6

[Intro – piano seul, le groove entre doucement] [Couplet 1 – voix d'homme, slam posé] Je n'ai rien prémédité, je te jure, pas de gants, pas de plan, pas d'effraction, pas de serrure, juste tes yeux qui traversaient la rue et moi planté là, comme un inconnu. Un battement de cils, pas plus, et quelque chose en toi a disparu… c'est dans ma poche que je l'ai retrouvé, tiède encore, un frisson oublié. [Couplet 1 bis – voix de femme, chantée] Rends-moi ce que tu m'as pris, cette chaleur au creux du midi, t'es entré sans frapper, sans un bruit, t'as fouillé les tiroirs de ma vie. [Refrain – duo] Je suis un voleur à l'envers, je prends un regard, je rends la lumière, je vide tes poches de tes hivers et j'y glisse un printemps clair. Voleur à l'envers, voleur à l'envers, ce que je dérobe, je le rends en mieux, un peu de ciel, un peu de feu, de quoi rallumer le fond de tes yeux. [Couplet 2 – voix d'homme] Alors j'ouvre mes mains, regarde, tout y est : une poignée de rires que j'avais gardés, le parfum d'un matin, un éclat de ruisseau, le vertige léger d'un tout premier mot. Je n'ai pas de butin, je n'ai que ça, des riens qui pèsent lourd quand on ne les attend pas, prends-les, ils sont pour toi, c'est la seule rançon que je connaisse, crois-moi. [Couplet 2 bis – dialogue] (Femme) Et si demain j'en veux encore ? (Homme) Je reviendrai chaque jour, à chaque aurore. (Femme) Et si mon cœur n'a plus de place ? (Homme) Qu'il déborde, et qu'il laisse une trace de douceur partout où tu passes. [Refrain – duo] Je suis un voleur à l'envers, je prends un regard, je rends la lumière, je vide tes poches de tes hivers et j'y glisse un printemps clair. Voleur à l'envers, voleur à l'envers, ce que je dérobe, je le rends en mieux, un peu de ciel, un peu de feu, de quoi rallumer le fond de tes yeux. [Solo – piano et guitare électrique] [Pont – voix d'homme, slam, plus intime] On croit qu'aimer, c'est posséder, moi j'ai compris en te regardant passer qu'on ne garde rien de ce qu'on a volé, on ne garde que ce qu'on a su donner. Un regard, et le monde change d'axe, deux cœurs sans armure et sans syntaxe, et la magie, celle de nos huit ans, qui revient frapper, tout doucement. [Refrain final – duo, plus ample, cordes] Je suis un voleur à l'envers, je prends un regard, je rends la lumière, je vide tes poches de tes hivers et j'y glisse un printemps clair. Voleur à l'envers, voleur à l'envers, ce que je dérobe, je le rends en mieux, un peu de ciel, un peu de feu, de quoi rallumer le fond de nos yeux. [Outro – voix de femme murmurée, piano seul, decrescendo] Voleur à l'envers… garde-moi dans tes poches, je n'ai plus peur de l'hiver.