[Verse 1] Isabelle, travaillante acharnée en horticulture, Au parc Jean-Drapeau, solide par nature. Tellement performante qu’on l’a recrutée spéciale, Dans l’équipe spéciale, en mission spécial. Pendant que Marine chante comme la cigale au Québec, Isabelle, la fourmi, travaille sans break. À la tourbe, au Canada, sous un soleil brûlant, Elle creuse, elle plante, elle avance, tout le temps. [Chorus] Vite vite vite, on travaille, Vite vite vite, on travaille, Souffle, souffle, souffle comme une madame Blancheville, Souffle, souffle, souffle, la reptilienne sort ses tentacules souffleuses. [verse 2] Même en congé, au parc national de Yamaska, Sa façon de chiller, ça se devine déjà. Au bord de l’eau tranquille, sans même y penser, Elle désherbe des plantes qu’on n’a pas le droit de toucher. Air détaché, lunettes de soleil bien placées, Mais derrière, un cœur sensible bien caché. Comme dans Bach et Bottines, mission assumée, Sauver tous les animaux, même ceux qui vont mordre après. [Pre-chorus] Sa naïveté lui fera attraper la rage, Mordue par une souris sauvée d’un mauvais présage. Un wof wof de chien la sort de son travail, Un cri de souris, et elle perd ses repères, elle déraille. [Chorus] Vite vite vite, on travaille, Vite vite vite, on travaille, Souffle, souffle, souffle comme une madame Blancheville, Souffle, souffle, souffle, la reptilienne sort ses tentacules souffleuses. Sa naïveté la mènera trop loin, Mordue par une souris qu’elle voulait sauver, c’est certain. Un wof wof de chien la sort de son labeur, Un cri de souris lui fait perdre le cœur… et l’heure. [Verse 3] Obsédée par les chiens, distraite malgré elle, Toujours entre la fourmi et la gazelle. Elle pense que tout le monde est beau et gentil, C’est ça qui fait son charme, même aujourd’hui. [Verse 4] Derrière ses lunettes, elle cache sa vulnérabilité, Sensible, attachante, faussement détachée. Toujours prête à parier un bon vin, Pour prouver son point… jusqu’à la fin. Parfois elle disparaît, on la retrouve plus, Tombée dans un fossé… ou juste jamais revenue. Rentrée chez elle seule, ou peut-être avec une souris, La reptilienne s’éclipse, mais reste dans l’esprit. [Bridge] Absente physiquement, mais jamais du cœur, Elle rejoint l’équipe A originale, en chœur. En délirant avec des chants d’oiseaux, Et en attrapant, elle aussi, un billet rose d’anniversaire [Chorus] Vite vite vite, on travaille, Vite vite vite, on travaille, Souffle, souffle, souffle comme une madame Blancheville, Souffle, souffle, souffle, la reptilienne sort ses tentacules souffleuses. [Outro] Isabelle, fourmi infatigable, Naïve, sensible, profondément adorable. Même quand elle s’absente du décor, Elle travaille encore… dans le cœur de l’équipe A, d’accord.