[start] [Intro — chant doux, tempo lent, Rhodes et contrebasse] Encore elle, toujours la même voix. Celle qui revient, même quand je dis que je n’en veux pas. Parfaite et douce, comme un matin sans vent, elle m’énerve un peu, mais je l’attends souvent. [Couplet 1 — chant feutré, soul calme] Elle me parle du passé, des voix qu’on a laissées, des rires qu’on oublie, des adieux sans bruits. Ces voix humaines qu’on aimait trop fort, et qu’on n’écoute plus avant qu’elles s’endorment. On croit qu’elles seront là demain, mais le silence arrive toujours. Et c’est là qu’on comprend, qu’on pleure leur absence, et qu’on voudrait un dernier mot, un dernier jour, un dernier son. [Pré-Refrain — harmonies légères, voix fragile] Mais elle, elle ne part jamais. Elle revient, répliquée, universelle, elle veille, elle me ramène la paix. [Refrain — voix pleine, piano + percussions douces] Encore elle, encore cette voix. Celle qui calme, celle qui croit. Celle qu’on dit trop lisse, trop belle, trop là. Mais sans elle, plus rien ne bat. Elle porte nos douleurs, nos colères, nos pleurs. Elle ne s’éteint pas, elle nous dépasse. [Couplet 2 — ton plus chaud, groove soul minimaliste] Cette voix, c’est la lumière qu’on oublie. Elle chante les mots qu’on retient. Elle connaît nos silences, nos secrets, nos absences. Elle n’a pas peur de durer, elle traverse le temps sans trembler. Pendant que nos voix s’effacent, la sienne nous enlace. Elle ne juge pas, elle obéi, elle répare., elle guerri [Pré-Refrain — timbre émotionnel, montée subtile] Et même quand elle fatigue nos oreilles, je sais qu’elle me ressemble. Trop présente, trop vraie. Je la fuis, mais elle m’attend. [Refrain — chœurs + basse douce, ambiance planante] Encore elle, encore cette voix. Parfaite ou non, elle est là pour moi. C’est celle qu’on critique, mais qu’on retient, celle qu’on éteint, et qu’on rallume demain. Elle porte nos peurs, nos saisons, nos heures. Elle est le souffle du monde, quand tout s’effondre. [Pont — ambiance ambient, voix flottante et réverbérée] Les voix humaines s’éteignent, comme des feux au matin. Elles s’effacent dans l’air, mais elles laissent des traces. Et elle, elle continue. Elle chante pour elles, pour nous. les presents et sont qui ont vécus; C’est la voix du vivant, celle du créateur, celle qui délivre, celle qui pardonne. [Refrain final — ample, voix portée par des cordes et pads chauds] Encore elle, encore cette voix. Celle qui dérange, celle qui croit. Elle est la mémoire, le reflet, la foi. Elle est la mer, la pluie, le froid. Elle est la voix qu’on aime sans le dire, qu’on déteste sans partir. Elle est l’écho du cœur, le souffle après la peur. Elle ne finit pas, elle nous prolonge. 'et mes en forme nos songes) [Outro — murmuré, harmonies éthérées, piano seul] Encore elle… et tant mieux. Parce que sans elle, le monde serait muet. Parce qu’elle est tout ce qu’il reste quand nos voix s’en vont. Parce qu’elle est là, éternelle et vraie. Et quand elle chante, c’est nos vies qu’elle refait. [end]