
[INTRO — GUITARE ACOUSTIQUE SWING] [Riff steel-string de 2 mesures, souple, légèrement syncopé, avec notes étouffées. Presque seul. Une demi-mesure de faux départ, puis reprise légèrement variée. Aucun chant.] [COUPLET 1 — LEAD MALE VOICE — parlé-chanté, observateur] Il arrive un peu avant l’heure, Avec son café dans la main, Il connaît déjà les départs, Mais il ne prend jamais le train. Il regarde passer les valises, Les chapeaux, les casquettes, Il devine des pays entiers Au bout des étiquettes. Il connaît le monde à leurs bagages, Il cherche encore son paysage. [La deuxième guitare répond brièvement.] [COUPLET 2 — plus mélodique, même intimité] Depuis quelque temps, il regarde Ce qu’il ne voyait pas avant, Un peu d’herbe entre deux rails, Un oiseau posé dans le vent. La ville continue autour de lui, Les klaxons, les portes, les horaires, Mais derrière les immeubles gris, Il imagine une rivière. Il rêve d’un bout de campagne, D’un arbre qui bouge sans raison, D’un chemin qui quitte la ville Sans demander la destination. [La deuxième guitare devient plus aérienne.] [PRÉ-REFRAIN — montée douce] Et plus les jours passent, Plus il regarde les panneaux, Il ne cherche plus les visages, Il cherche un nom sur le tableau. Il se demande, de plus en plus, S’il existe quelque part Un coin de nature assez grand Pour y poser son regard. [La basse ronde entre discrètement.] [REFRAIN — ouverture légère, swing organique] On cherche tous la lumière, Un point d’ancrage, un repère, Les trains partent tous les jours, Une direction, un ticket vers ailleurs. Quand l’horizon s’éclaire, Quand le train soudain s’accélère, Il suffit parfois d’un pas Pour rattraper sa vie en chemin. [Le mot « ailleurs » bénéficie d’un léger retrait instrumental. Le riff répond.] [COUPLET 3 — retour dépouillé] Avant, il courait dans la ville, Comme si demain l’attendait. Puis quelques semaines immobiles Lui ont appris à regarder. Maintenant il marche à son rythme, Il laisse les autres courir, Et quand le vent passe entre les arbres, Il s’arrête parfois pour sourire. [La percussion disparaît presque totalement.] [PRÉ-REFRAIN 2 — tension progressive] Et plus les jours passent, Plus il regarde les panneaux, Cette fois il cherche une ligne Qui l’emmènerait quelque part. Une campagne, une rivière, Un chemin perdu quelque part, Peut-être qu’il suffit d’un train Pour trouver ce qu’on ne cherche pas. [Silence bref après « quelque part ».] [BREAK — presque silence] [Il regarde le tableau des départs.] [Silence.] [LEAD MALE VOICE — parlé, très naturel] Pourquoi pas… [Silence d’une mesure.] [Le riff revient transformé, même ADN mais plus mobile. La basse et la percussion reviennent progressivement.] [DERNIER REFRAIN — plus ample, lumineux, jamais massif] On cherche tous la lumière, Un point d’ancrage, un repère, Les trains partent tous les jours, Une direction, un ticket vers ailleurs. Quand l’horizon s’éclaire, Quand le train soudain s’accélère, Il suffit parfois d’un pas Pour rattraper sa vie en chemin. [Le riff change légèrement une note. Deux guitares dialoguent. Le morceau s’ouvre.] [OUTRO — RETOUR AU CALME] [Le train s’éloigne suggéré uniquement par le mouvement du riff. Aucun bruitage réaliste.] [La basse disparaît. Les percussions disparaissent. Les deux guitares se répondent encore quelques mesures.] [Retour au quai presque vide.] [Silence.] [Le regard revient vers le banc.] [LEAD MALE VOICE — parlé, naturel, légèrement surpris, sourire discret] Ah… il n’est plus là. [Silence.] [Deux notes du riff initial.] [Dernière corde suspendue.] [Fade Out]

