
[paroles originales de @ CyanUr & dernierpoemeavantlafindumonde - 17 septembre 2026] Viens, je t’emmène vingt mille lieues sous les vers. Plonge ton encre au bleu, laisse là tes travers. Viens toucher avec moi le fond de l’uni-vers. S’il nous faut boire la tasse, apporte donc ton... vers. Je viens sous ta surface, dans sa profondeur, Pour partager ton ivresse avec ma verdeur. Sous l’onde nue, ma plume aura cette impudeur De composer des bulles d’air pour tes... rondeurs. Perds pied dans mon sillage, tu pourrais te surprendre. Dépose sur le rivage raison et scaphandre. La tête sous l’eau, laisse alors mon chant te prendre. Mon poulpe ouvre ses bras, tu n’as plus qu’à descendre. Capitaine né mot, Capitaine né mot Où nous mène cette épopée aventureuse ? Viens t'échouer sur la plage de mon île mystérieuse. Capitaine né mot, Capitaine né mot Largue les amarres, la traversée sera joueuse, Nos deux plumes nageront dans une étreinte voluptueuse. J’abats mon masque et mon tuba, jolie sirène, Et saute à pieds joints dans ta poétique arène. Si un octo-vers devait fendre ma carène, Je coulerais épique en versifiant un... thrène. Au fond, la baudroie éclaire nos lanternes magiques, Pêche à la ligne au gré des flots chaotiques, De rives en dérives, une échappée onirique, En nos coquilles naissent des perles... fantastiques. Loin des quatrains battus et caravansérails, Nous oublierons du ciel le souvenir des rails. À bord d’un sous-marin au milieu du corail, Edifions en sous-main un fabuleux sérail. Capitaine né mot, Capitaine né mot Embarque nous à bord de ton beau Motilus, La poésie sous nos peaux devient ultime stimulus. Capitaine né mot, Capitaine né mot Plongeons sans phare et immergeons nous sans préface Nos mots ouvrent des branchies pour que l’ô séant nous enlace.

