
Parmi des millions de voix qui parlent
Les rues débordent, les yeux sont vides, chacun s’enferme dans son bruit rapide. Des milliers de voix traversent la ville, mais la sincérité devient fragile. On se regarde à travers des écrans, sourires pour cacher nos tremblements. Connectés à tout, loin de sentir, entourés de monde sans savoir à qui s’ouvrir. Et le temps passe sans prévenir, laissant des masques sans rien dire. Parmi des millions de voix qui parlent, de plus en plus de gens se taisent et parlent mal. Parmi des millions de mains qui passent, de moins en moins de liens qui s’enlacent. Et même si le monde paraît si près, la distance grandit en secret. Car les vrais amis se comptent sur les doigts, et souvent il n’en reste que peu, crois-moi. Les promesses vivent le temps d’un message, les mots s’effacent dans le paysage. Tout va si vite, tout devient flou, mais le cœur cherche encore du vrai, partout. On apprend à montrer le meilleur de soi, en cachant la peur au fond de nos voix. Et quand la tempête commence à tomber, beaucoup disparaissent sans se retourner. C’est dans le noir que tu peux découvrir, qui reste quand tout commence à s’effondrir. Parmi des millions de voix qui parlent, de plus en plus de gens se taisent et parlent mal. Parmi des millions de mains qui passent, de moins en moins de liens qui s’enlacent. Et même si le monde paraît si près, la distance grandit en secret. Car les vrais amis se comptent sur les doigts, et souvent il n’en reste que peu, crois-moi. Peut-être que la richesse n’est pas d’avoir plus, ni d’accumuler des noms déjà perdus. Peut-être que le miracle est simplement là : trouver quelqu’un qui reste malgré les combats. Car dans ce monde plein de connexions, ce sont les liens qui manquent le plus souvent. Et sous la lumière artificielle, brille encore ce qui est essentiel. Parmi des millions de voix qui parlent, de plus en plus de gens se taisent et parlent mal. Parmi des millions de rêves qui passent, de moins en moins d’âmes qu’on enlace. Et quand le bruit finira par s’éteindre, quand il n’y aura plus rien à feindre, ce seront ces quelques êtres sincères qui feront d’un vide un univers. Parmi des millions… on cherche encore quelque chose de réel. Parmi des millions… quelques âmes suffisent à sauver le ciel.

