
Tu affirmes donc... que la société... t’aurait fabriqué... la personne que tu es aujourd’hui ? Pff... La société... Je n’aime pas ce mot. Disons plutôt... les gens. Mais... oui... peut-être... que certains d’entre eux... ont laissé des traces. [Refrain] Mais j’te rassure, je suis pas né d’hier, je me suis pris des coups sans rentrer dans les clichés. On m’a laissé des phrases et des restes de travers, mais je garde mes défauts sans leur laisser les clés. Tu veux donc dire... que tu serais resté... un gentil garçon... si d’autres personnes avaient croisé ta route ? Non. Ce n’est pas si simple. Je ne cherche pas d’excuse. Mais... dans mon armoire... tout en bas... au fond... il y a un T-shirt. Dessus, c’est écrit... « Je déteste les gens » Pourquoi il est là... tout en bas ? Parce que... je ne porte pas... ce genre de conneries. On me l’a offert. Sans doute... parce qu’ils pensaient... que c’était... mon style. [Refrain] Mais j’te rassure, je suis pas né d’hier, je me suis pris des coups sans rentrer dans les clichés. On m’a laissé des phrases et des restes de travers, mais je garde mes défauts sans leur laisser les clés. Et... c’est le cas ? Ha ha ha... Le T-shirt ? Certainement pas. La phrase ? Parfois... malheureusement, oui. Tu dis donc... que tu ne supportes pas les gens ? Ne pas les supporter ? Non. Mais certains d’entre eux... me cassent... sérieusement... les couilles ! Et qu’est-ce qu’on en conclut ? Bah... Quoi d’autre ? Que je suis... comme tous les autres, au fond. [Refrain] Mais j’te rassure, je suis pas né d’hier, je me suis pris des coups sans rentrer dans les clichés. On m’a laissé des phrases et des restes de travers, mais je garde mes défauts sans leur laisser les clés.

