[Verse 1] Les bombes ont griffé le ciel, les murs ont avalé les cris, Les corps sous les gravats, les noms qu’on efface sous l’oubli. Les ruines saignent encore, la cendre imprègne nos veines, On cherche un avenir au milieu des cadavres qu’on traîne. Les promesses s’effondrent comme des immeubles éventrés, Le droit piétiné, les témoins bâillonnés. Des enfants sans visages hantent les draps qu’on replie, Des familles sans foyer rêvent de jugement qui s’applique. [Chorus 1] Al-Shifa Surf Beach, Al-Shifa Surf Beach, Les vagues n’effacent pas les cris sous les décombres. Al-Shifa Surf Beach, Al-Shifa Surf Beach, Mais elles sculptent le futur entre lumière et ombre. Al-Shifa Surf Beach, Al-Shifa Surf Beach, Les âmes dérivent loin des bombes et des nombres. Al-Shifa Surf Beach, Al-Shifa Surf Beach, Les flots doivent s’apaiser pour un avenir moins sombre. [Verse 2] Les crimes d'octobre ont planté la graine d’une vengeance stérile, Et la réponse a condamné milles gamins à la mort, à l'exil. On compte les jours d’enfer dans un désert de silence, La guerre a cent visages, mais un seul goût : la souffrance. Les otages, des fantômes, négociées comme des chiffres, Pendant que les leaders crient et que meurent les sous-fifres. La paix est un mot creux sans justice et vérité, La haine se recycle tant qu’aucun compte n’est soldé. [Chorus 2] [Verse 3] L’histoire nous regarde, de Prétoria à Kigali, Sans mémoire, les bourreaux reviendront à l’infini. On prépare l’après mais nos plaies sont encore ouvertes, Sans procès, sans mémoire, la trève restera une perte. Un État bâti sous les flammes ne tient pas sans justice, La vérité s’impose ou la guerre reste le supplice. Reconstruire sur le droit, pas sur la suie et l’oubli, Juifs et arabes en dialogue pour une paix bien établie [Chorus 3] [Verse 4 - outro] Des atrocités d’Auschwitz est née une terre promise, Mais l’histoire se répète quand la douleur divise. Dans la région des guerres ont éclaté : frontières redessinées, Chaque traité brisé a ensuite creusé l’abîme des années. Les résolutions de l'ONU dorment sous la poussière des bureaux, Pendant que sur le terrain s’élèvent des murs trop hauts. Ce passé trop lourd pèse sur chaque décision, Juger pour se réconcilier nourrira enfin nos illusions.