
Au théâtre du vide, les acteurs sont avides, Offrant un flou splendide, à l’auteur si perfide, Affichant la carotide Dans leurs mots en cascade, les formes se dégradent Images en barricade, le sens en embuscade, C’est la cavalcade Dans leurs vers du terroir, ils prétendent nous faire voir, L’illusion sans espoir d’un verbe en faux parloir, Retour du dérisoire. Dans leurs cercles en murmure, les louanges perdurent, Sous la prose en posture, les critiques s’émurent, Tout sonne forfaiture. Théâtre du silence, royaume des apparences, Les fous soudain dansent, larmes en décadence, Devant cette insolence. La pièce se termine, voici la douce Jasmine, En femme si gamine, bras tendu, en famine, Manque de dopamine.

