à cause du mal qui s' impose et qui dure , tant de malades souffrent dans leur chair , une douleur profonde, une lourde armure , qui change leurs matins en de longs hivers, entre les cachets, les heures de rendez-vous , on attend la suite, on guette les nouvelles, le fil des pensées qui s' emmêle en nous, sous le poids d' une peine cruelle. et les jours se suivent, et les jours se ressemblent on voit dans les yeux de nos chères familles, ces larmes versées ,ces mains qui tremblent, quand notre courage vacille. les années filent à s'y méprendre, aussi vite que s'en va le jour, il faut désapprendre et réapprendre, à porter ce fardeau si lourd. pour combler le vide et passer le temps, les séries défilent sur le vieil écran, mille fois revues, d' un œil absent, quand l' ennui s' installe ,lourd et pesant. on ne mange rien ,on ne sait plus quoi faire, de ces longues journées qui n 'ont pas de fin, du lever au coucher, tout est éphémère, on cherche en vain un nouveau chemin . et les jours se suivent, et les jours se ressemblent, on voit dans les yeux de nos chères familles, ces larmes versées , ces mains qui tremblent, quand notre courage vacille, les années filent à s 'y méprendre, aussi vite que s 'en va le jour, il faut désapprendre et réapprendre, à porter ce fardeau si lourd. plus aucun projet, le futur s' efface, le maladie empêche de vivre et d' avancer, les rêves s' éloignent, perdent leur place, derrière les vitres de nos cités enfermées, dans des images qui nous fon peur..... voilà notre vie, notre combat discret, mais dans le silence, une force est cachée, chaque pas de plus est un fier sommet, ou la dignité n' est jamais brisée.