
[Intro] Écoute le grondement… Ce n’est pas un caprice, c’est le cri de ceux qu’on enterre vivants sous les bilans comptables. La rage au ventre… Pas pour tout cramer par dépit. La rage pour que l’humain reprenne sa place sur la carte. [Couplet 1] La rage des ronds-points qui se réveillent parce que l’assiette se vide, La rage de voir l’école s’effondrer sous des plafonds troués, Trente gamins par classe, un prof usé qu’on refuse de payer, On taxe les boîtes de médocs, on saigne les franchises de santé, La rage de voir l’hôpital public perfusé dans le noir, Les urgences saturées où des brancards attendent sans espoir, Aujourd’hui on leur envoie la brigade et les canons d’oppression ! [Refrain] C’est la rage qui coule dans les veines d’un peuple qu’on muselle ! Ni résignés ni soumis face aux décrets du mépris, Tant qu’il restera un souffle, on refusera leur anesthésie ! C’est la rage de tenir debout sans jamais baisser les yeux, Force du nombre, unis ! [Couplet 2] La rage face aux chiffres truqués qu’on récite aux JT de vingt heures, Pendant que l’aide alimentaire voit défiler des familles en pleurs ! Des étudiants qui font la queue pour un paquet de pâtes et du riz, L’intérimaire qui serre les dents, l’artisan qui dépose le bilan, La mère isolée qui calcule chaque kilowatt en grelottant ! Et quand la rue s’embrase enfin pour réclamer son dû, Ils crient au désordre sauvage, ils feignent de n’avoir rien vu ! Une étincelle collective qui traverse chaque fossé, Car quand la faim nous tenaille, y’a plus de division qui sait passer ! [Refrain] C’est la rage qui coule dans les veines d’un peuple qu’on muselle ! La rage des invisibles quand l’injustice devient institutionnelle ! Ni résignés ni soumis face aux décrets du mépris, Tant qu’il restera un souffle, on refusera leur anesthésie ! C’est la rage de tenir debout sans jamais baisser les yeux, Mais on a la force du nombre quand la colère passe le cap du mot ! [Pont] Ils voudraient qu’on se haïsse… Qu’on cherche le coupable sur le palier d’en face. Désigner l’autre démuni pour que le banquier s’efface. Mais la rage véritable n’est pas celle de la division. C’est une arme de conscience, un acte de précision. Elle rassemble les mains calleuses, les cerveaux en alerte, Regarde autour de toi… On n’est plus seuls à étouffer. [Couplet 3] Alors j’écris avec le feu de ceux qui ne possèdent plus rien Sauf l’honneur inaltérable de ne pas mendier leur destin ! Pour les agents de nettoyage, les vigiles de nuit, les chauffeurs, Pour la France périphérique qui survit loin des projecteurs ! Pour la jeunesse qu'on condamne au travail précaire à perpète, Pendant que les dividendes battent des records sur les tablettes ! On n’est pas du bétail docile à parquer dans des statistiques, C’est la marée humaine qui refuse de se laisser piétiné ! [Outro] La rage… Pas pour détruire les nôtres. La rage pour leur survivre. La rage de faire éclore la dignité Au milieu du chaos et de l’amertume. Garde la tête haute. Le jour se lève. Original lyrics by Kaïna © Copyright 2026 - @iamkaina

