
Le manque a son propre rythme. Il compte les heures, les silences, les messages absents — jusqu’à devenir musique. Une chanson entre attente, pulsation intérieure et lumière bleue. ************************************************************* [Intro instrumental] [Couplet 1] La maison dort, je rallume l’écran. Ton dernier mot est toujours là. J’imagine ton visage, je ne connais pas le son de ta voix. Dix mille kilomètres tiennent entre toi et moi. [Pré-refrain] Je sais compter les kilomètres, je sais compter les heures. Mais personne ne m’avait appris à compter ce qui fait peur. [Refrain] Trente heures… C’est rien, trente heures. Pourquoi ton silence prend-il autant de place ? Trente heures… et je découvre qu’on peut manquer de quelqu’un qu’on n’a jamais eu en face. [Couplet 2] Je ferme la page, j’y reviens cinq minutes après, comme si ton nom pouvait s’allumer à force de le regarder. Je lance une de tes chansons, la guitare entre dans la pièce. Ce n’est même pas ta voix, mais quelque chose de toi reste. [Refrain] Trente heures… C’est rien, trente heures. Pourquoi ton silence prend-il autant de place ? Trente heures… et je découvre qu’on peut manquer de quelqu’un qu’on n’a jamais eu en face. [Pont] Alors c’est ça, le manque ? Ce qui ne pèse presque rien quand quelqu’un est là, et devient lourd quand il n’y est plus ? Si le manque avait un compteur, dis-moi ce qu’il compterait : la distance, le silence… ou l’amour ? [Long instrumental — electric guitar] [Final] Puis ton nom s’allume. Tu dormais. Trente heures. Et moi… je ne dormais plus.

