
J’ai trop fermé ma gueule, maintenant j’vide le sac, J’ai vu des frères changer pour quelques billets dans l’pacte. Ils parlent de loyauté mais disparaissent quand ça chauffe, Moi j’connais les vrais depuis qu’on partageait la même clope. J’ai pas grandi dans l’luxe, j’ai grandi dans les galères, Donc forcément j’ai la haine quand j’vois certains faire les fiers. Ils veulent tous la réussite mais personne veut les efforts, Ils veulent l’plafond sans monter, ils veulent l’butin sans l’effort. J’fais mes bails dans mon coin, j’ai pas besoin d’leur avis, J’ai connu les « t’y arriveras pas », maintenant j’les remercie. Parce que chaque fois qu’un connard me disait que j’étais nul, J’prenais ça comme du carburant, maintenant j’accélère plus. J’ai des défauts, j’vais pas jouer l’mec parfait, J’ai fait des erreurs aussi, j’vais pas faire comme si j’savais. Mais j’avance, même quand derrière ça parle dans mon dos, Les mêmes qui crachaient hier veulent venir quand ça devient chaud. [Refrain — Voix 1 + Voix 2] On charbonne, on charbonne, pendant qu’eux parlent encore, Ils veulent savoir c’qu’on prépare, mais frère, ferme ta porte. On charbonne, on charbonne, même quand la vie nous teste, J’ai pas besoin d’faire le mec, j’laisse le travail faire l’reste. On charbonne ! On lâche rien ! Même dans la merde, On serre les dents et on revient ! [Couplet 2 — Voix 2] J’ai vu des potes partir pour des histoires à deux balles, Des embrouilles qui commencent en blague et finissent en drame. Maintenant j’fais attention à qui j’laisse entrer dans ma vie, Parce qu’un faux frère peut faire plus mal qu’un ennemi. J’ai pas besoin d’un gang pour savoir qui sont mes gars, Quand ça va mal, y’en a deux, quand ça va bien, y’en a trente-trois. Ça m’fait rire, leurs « mon frère » quand y’a rien à partager, Quand faut vraiment être présent, y’a plus personne sur le trajet. J’me suis promis d’pas devenir comme ceux qui m’ont déçu, Même si parfois j’ai la haine et qu’j’ai envie d’tout envoyer dessus. J’ai pris des coups, j’ai douté, j’ai même pensé tout lâcher, Mais j’ai remis mes écouteurs, rallumé l’instru, recommencé. J’veux pas leurs faux sourires ni leurs poignées d’main bidon, J’veux voir ma mère fière quand elle entendra mon nom. Et si demain ça marche, j’oublierai pas les débuts, Parce que c’est dans la galère que tu reconnais les vrais, surtout. [Pont — Voix 3, grave] T’as voulu savoir qui j’étais ? Regarde ce que j’ai traversé. Pas besoin d’parler fort. Les cicatrices savent parler. Voix 1 : On revient de loin. Voix 2 : Et c’est pas fini. Voix 3 : Alors baisse pas les yeux. [Dernier refrain — Toutes les voix] On charbonne, on charbonne, pendant qu’eux parlent encore, Ils veulent savoir c’qu’on prépare, mais frère, ferme ta porte. On charbonne, on charbonne, même quand la vie nous teste, J’ai pas besoin d’faire le mec, j’laisse le travail faire l’reste. On charbonne ! On lâche rien ! Même dans la merde, On serre les dents et on revient ! Tous : On charbonne ! On lâche rien ! Même dans la merde, On serre les dents et on revient ! Voix 1 : On revient. Voix 2 : Plus fort. Voix 3 : Encore une fois. Tous : Et cette fois… ON EST PRÊTS.

