
Écoutez, ô mortels, ce secret ancestral, Qui résonne en nos cœurs d'un timbre magistral : Ce n'est point ce qu'on mange qui souille notre être, Mais les mots prononcés qui peuvent nous compromettre. Nos lèvres sont le seuil d'un royaume intérieur, Où se joue chaque jour un drame revelateur. Les pensées s'y bousculent, en quête d'expression, Mais gare à qui libère une sombre obsession ! Car les paroles dites sont des graines semées, Qui germent dans les âmes, pour le pire ou le mieux. Un mot doux peut guérir une peine abîmée, Quand un trait acerbe blesse jusqu'aux adieux. Alors, pesons nos mots comme de l'or en fusion, Qu'ils soient le reflet pur de notre évolution. Cultivons la bonté, la sagesse en nos cœurs, Pour que nos voix ne chantent que d'exquises douceurs. Que nos bouches deviennent fontaines de lumière, Versant sur ce monde une clarté singulière. Car c'est par nos paroles que l'on se révèle, Et l'écho de notre âme en chaque syllabe excelle. Méditons ce précepte, au-delà des croyances, Il transcende le temps, les cultures, les sciences : Ce qui sort de nos lèvres dessine notre être, Soyons-en les gardiens, les artistes, les maîtres.

