
Traduction française [Intro : introduction parlée, guitare acoustique, lourde, rythme traînant] « Nous sommes perdus… L’empathie est morte. Tout le monde se bat pour son propre bout de paradis, écrasant quiconque se trouve sur le chemin. Et le pire ? On rit pendant qu’on suit cette spirale vers l’abîme. Je pourrais hurler… mais plus personne n’en a quelque chose à foutre. » ⸻ [Couplet 1] Regarde par la fenêtre, le ciel devient gris. Pas à cause des nuages, mais du prix qu’on paie. Les forêts suffoquent, les rivières s’assèchent, pendant qu’on agite le drapeau d’un magnifique mensonge. Tant que le profit continue de couler aujourd’hui, nous sommes des loups dans l’ombre, à traquer notre proie. Rois du béton, enfermés dans une cellule. Observant le monde marcher droit vers l’enfer. ⸻ [Pré-refrain : montée] Plus de place pour un frère, nos cœurs sont de pierre. Tout le monde veut être le premier sur le trône. Un clic pour un peu de pitié, un like contre la guerre. Mais plus personne n’en a rien à foutre. (Plus personne n’en a rien à foutre) ⸻ [Refrain : guitare acoustique tournoyante et vibrante] On tourne en rond, la spirale s’enfonce. Nos esprits sont dans le coma, notre conscience endormie. Nourrissez l’ego, tuez l’empathie. On applaudit tous cette symphonie ! Toujours plus bas, encore plus bas on tombe ! Bouchez-vous les oreilles, c’est un spectacle d’horreur ! « Tapez dans vos mains, les amis ! » [Le public commence à applaudir en rythme] ⸻ [Couplet 2] Des bombes sur les villes pour des frontières de sable. On brûle les ponts pour s’emparer des terres. “Aide ton prochain” ? Un fantôme du passé. Dans cette course vers le fond, on finit tous derniers. « Pourquoi je devrais m’en soucier ? » Voilà la prière des faibles, pendant que l’avenir devient de plus en plus sombre. L’arrogance grandit à chaque nouveau kilomètre, observant les ruines avec un sourire cynique. « Alors dis-moi ! Pourquoi ? » « Pourquoi ? » « Pourquoi je devrais m’en soucier ? » « Puisque personne d’autre ne s’en soucie ! » « Et puis merde ! » ⸻ [Pré-refrain : montée] Plus de place pour un frère, nos cœurs sont de pierre. Tout le monde veut être le premier sur le trône. Un clic pour un peu de pitié, un like contre la guerre. Mais plus personne n’en a rien à foutre. « Personne ! » « Absolument plus personne n’en a quelque chose à foutre ! » ⸻ [Refrain] On tourne en rond, la spirale s’enfonce. Nos esprits sont dans le coma, notre conscience endormie. Nourrissez l’ego, tuez l’empathie. On applaudit tous cette symphonie ! Toujours plus bas, encore plus bas on tombe ! Bouchez-vous les oreilles, c’est un spectacle d’horreur ! (C’est un spectacle d’horreur) « Ouais ! » (C’est un spectacle d’horreur) « T’as raison ! » (C’est un spectacle d’horreur) « Oui ! » « Alors continuez ! » ⸻ [Pont : agressif, crié, le tempo accélère vers un rythme punk] Ce n’est pas le destin ! Ce n’est pas une erreur ! C’est juste la cupidité ! Le silence qu’on nourrit ! On regarde le navire heurter les récifs dans la nuit, puis on revend les débris pour une dernière étincelle ! ⸻ [Solo de guitare acoustique — dissonant et distordu] ⸻ [Refrain] On tourne en rond, la spirale s’enfonce. Nos esprits sont dans le coma, notre conscience endormie. Nourrissez l’ego, tuez l’empathie. On applaudit tous cette symphonie ! Toujours plus bas, encore plus bas on tombe ! Bouchez-vous les oreilles, c’est un spectacle d’horreur ! « C’est un spectacle d’horreur, mes amis. » « Un putain de spectacle d’horreur démoniaque ! » ⸻ [Outro : le rythme s’arrête brutalement, ne laissant qu’un bourdonnement grave] « Bonne nuit, humanité. » [Chuchoté] « J’espère que vous avez apprécié le voyage. »

