
Histoire vraie: Journal d'un docteur à Gaza (Remastered)
(Couplet 1) J’suis resté là-bas, le sang sur mes mains, Pas de gaze à Gaza, dans ces terres sans fin. Les gosses hurlent, sortis du bistouri, Pas d’analgésiques, juste des cris qui pleurent. Les mouches tournent autour des plaies béantes, J’ramasse le sang pendant que le monde s’couche en attendant. Mon cœur s’enflamme, ma rage explose, C’est pas un hôpital, c’est un théâtre d’horreur imposé ! (Refrain) Gaza saigne, tu vois pas ça ? Les cerveaux d’enfants gisent là ! Des balles dans les corps, à peine quinze ans, On s’noie dans l’sang, on étouffe en pleurant. Lève-toi, hurle, brise leurs mensonges ! Proteste maintenant, avant qu’plus d’innocents meurent ! Pas de gaze, pas d’paix, juste une douleur sans fin, Brise le silence, romps leurs chaînes enfin ! (Couplet 2) Un gamin par terre, sa jambe envolée, Me tire le pantalon, me supplie qu’j’reste là. Ses yeux dans les miens, un lac de sang rouge, J’me suis dégagé – Seigneur, j’ai trahi son courage ! Il hante mes nuits, son regard m’transperce, Brisé, abandonné, trahi par l’univers. Ils ont tiré sur ces mômes, leurs cœurs battent encore, Déclarés morts, laissés à leur sombre sort. (Refrain) Gaza saigne, tu vois pas ça ? Les cerveaux d’enfants gisent là ! Des balles dans les corps, à peine quinze ans, On s’noie dans l’sang, on étouffe en pleurant. Lève-toi, hurle, brise leurs mensonges ! Proteste maintenant, avant qu’plus d’innocents meurent ! Pas de gaze, pas d’paix, juste une douleur sans fin, Brise le silence, romps leurs chaînes enfin ! (Pont) J’ai tout filmé – crimes de guerre, c’est clair ! Photos, radios, notes – la vérité va rester. Cent gamins touchés, balles dans la tête, Cœurs qui battent encore, mais qu’on laisse en défaite. C’est pas d’la médecine, c’est un massacre affreux ! J’crie pour la justice – où est-ce qu’on s’bat pour eux ? Gaza, berceau d’la gaze, aujourd’hui tombeau, On lutte pour des âmes qu’on n’a pas su sauver, oh ! (Couplet 3) Dix minutes à nommer les morts en rangs, Les petits cœurs battent, mais l’espoir s’éteint. L’infirmier pleure : « Personne veut l’entendre ! » Mais j’le hurle fort depuis cette scène qui m’tend. Quinze docteurs, on a vu l’prix payé, L’avenir des gosses, bombardé, effacé. Prenez ces récits, qu’ils allument l’feu, Marchez dans les rues, ragez jusqu’au bout ! (Refrain) Gaza saigne, tu vois pas ça ? Les cerveaux d’enfants gisent là ! Des balles dans les corps, à peine quinze ans, On s’noie dans l’sang, on étouffe en pleurant. Lève-toi, hurle, brise leurs mensonges ! Proteste maintenant, avant qu’plus d’innocents meurent ! Pas de gaze, pas d’paix, juste une douleur sans fin, Brise le silence, romps leurs chaînes enfin ! (Outro) J’suis revenu du brasier, mais il brûle en moi, Les yeux d’ce gosse m’obsèdent, j’peux plus, c’est trop ! On est les témoins, on porte la flamme, Proteste jusqu’à ce que leurs honteux s’déclament. Pour chaque gamin perdu, chaque cœur qui s’arrête, On l’fera plier, jusqu’à c’que justice s’mette ! Gaza nous appelle – réponds pas par l’oubli ! Descends dans la rue, crie, fais-les plier !

