Avant d’commencer j’voudrais juste vous prévenir, Histoire qu’tout le monde me voie de loin plus ou moins venir. Veuillez m’excuser si mes mots vous froissent de loin ou d’près, Pardonnez mon flow direct, mes mots sont crus c’est vrai. Faut pas l’prendre pour une critique, ou je ne sais quoi encore, La vie m’donne plut la trique, j’suis moins vivant que mort. Si tout ça m’éclate plu, c’est pas qu’vous êtes moins bon, C’est juste qu’à force d’entendre, j’me lasse de vos chansons. C’est pas vous, c’est moi, comme disent les lâches en amour, Un trop-plein dans ma tête, comme besoin d’un détour. L’envie d’changer d’tempo, p’être tout réinventer, Avant qu’la vie me joue s’couplet trop répété. J’voudrais pas qu’on m’prenne pour un vieux rabat-joie, Ni l’gars qui tire d’en haut, sur tout, sans foi ni loi. Mais faut avouer, parfois, y’a d’quoi virer cinglé, Quand tout c’qui s’joue autour donne envie de se flinguer. [refrain]C’est pas que j’veux tout foutre en l’air, ni que je crois tout savoir, Mais dans ce monde à l’envers, je cherche juste un peu d’espoir. Les mêmes refrains, les mêmes accords, tout ça sonne un peu creux, Excusez mon franc-parler, j’crois qu’j’suis juste malheureux. Peut-être qu’c’est moi l’problème, qu’à force de trop penser, à vouloir m’voir trop beau, j’ai fini par m’lasser. Mais qui peut m’en vouloir, quand tout s’ressemble et tremble, Quand les pièces du puzzle refusent qu’on les assemblent. Quand il n’ya plus d’éclats, qu’tout semble avoir sombré, Qu’les souvenirs s’éternisent sans jamais s’rallumer ? Peut-être que c’est juste le bruit d’une profonde angoisse, Mais j’voudrais que tout s’arrête, et puis enfin qu’ça passe. J’voudrais pas tout casser, ni même m’mettre à l’écart, Mais l’poids des jours me plombe et je reste dans le noir. j’me perds dans un combat qu’personne vraiment n’peut voir. Les coups de barre imprévus, cette fatigue insensée, M’enlèvent le goût du temps, m’laissent à moitié crever. Fatigué d’être fatigué, de ramer dans l’courant, C’est peut-être ça qui m’brise, qui rend tout si pesant. [refrain]C’est pas que j’veux tout foutre en l’air, ni que je crois tout savoir, Mais dans ce monde à l’envers, je cherche juste un peu d’espoir. L’poids des jours, le poids des peines, me courbent, je deviens vieux. J’ai perdu le fil, la lumière, le courage d’être heureux. Les mêmes refrains, les mêmes accords, tout ça sonne un peu creux, Excusez mon franc-parler, j’crois qu’j’suis juste malheureux. Ces mots, ces quelques lignes sont p’t’être juste un reflet, Une dernière tentative avant de m’effacer. P’t’être bien qu’un jour j’trouverais la note qui pourra tout changer, Mais en attendant c’est vraiment tout s’que je pouvais donner. Alors merci d’avoir écouté mes mots, même si ça pique, C’est qu’un instant de faiblesse, un soupir nostalgique. Et peut-être qu’avec le temps, tout reprendra du goût, Mais pour l’instant, l’cœur n’y est plus, je suis sorti des clous.