Chut… Ici, c’est pas juste des chansons. C’est une salle des machines dans la tête. Les doigts font semblant d’être calmes, mais le cerveau… lui, il compte les battements. Suno, c’est du travail mental, pas une promenade, c’est tenir un fil tendu au-dessus d’une mer qui parade. Tu lances un prompt, tu retiens ton souffle, tu crois que tu sais, et la vague te répond: “pas aujourd’hui… pas comme tu voulais.” Très vite, garder son calme devient un sport de combat, tu souris à l’écran, mais dedans ça se serre, ça se bat. Il y en a qui partent déçus, la gorge pleine de regrets sans jamais avoir compris pourquoi ils cherchaient Parce que ça brille, parce que ça pique, parce que ça donne et reprend en musique. Et toi tu dis “encore une”, comme on dit “juste une dernière” à la lune. Y’en a qui quittent, rideau, silence, fin du manège. Y’en a qui partent et reviennent, comme un junkie pour d’la neige, après chaque fix, “j’arrête”, puis la main retourne chercher Et puis y’a ceux qui restent et qui font tourner qui bravent les tempêtes, les jours sans tendresse, mais qui mordent Suno d'un coup de dents dans les fesses quand les merveilles claquent comme des éclairs dans le temps c'est le son, la recherche du dernier mouvement! Le monde de Suno peut être dur et impitoyable, tu te sens visé par une chanson… alors qu'elle n'était pas pour toi, probable. C'est angoissant ce jeu de référence, ce "qui est qui", des phrases qui ressemblent à des noms, des ombres qui font du bruit. Les regards deviennent loupes, les commentaires deviennent procès, on cherche un coupable dans les rimes, un visage sous le succès. Y'en a qui mènent des enquêtes pour savoir qui est derrière l'avatar? Pourquoi, qu'est-ce que ça va changer, à part flouter un peu plus ce que tu pensais savoir? À part flouter un peu plus ce que tu pensais savoir… À part donner du poids à des fantômes dans le noir. Y’en a qui quittent, rideau, silence, fin du manège. Y’en a qui partent et reviennent, comme un junkie pour d’la neige, après chaque fix, “j’arrête”, puis la main retourne chercher Et puis y’a ceux qui restent et qui font tourner qui bravent les tempêtes, les jours sans tendresse, mais qui mordent Suno d'un coup de dents dans les fesses quand les merveilles claquent comme des éclairs dans le temps c'est le son, la recherche du dernier mouvement! Même moi, j’ai joué à ce jeu, j’avoue, j’ai mis des masques, unisexe sur le front, puis j’ai été une femme, mais en laissant voir et comprendre que j'étais un homme, J’ai laissé des indices exprès, des portes entrouvertes, pour voir qui vient, qui devine, qui s’énerve, qui alerte. C'est vraiment un grand bal masqué où il faudrait croire sur parole ce qu'ils disent être… Mais la vérité.. Elle glisse, elle rit, elle change de robe, et toi tu cours après des profils comme si c'était ton job Alors respire. Ne fais pas d’un couplet un tribunal, d’un refrain une attaque. Ne fais pas d’un pseudo une sentence, d’un silence une arnaque. Ici, on fabrique des miroirs… et les miroirs mentent bien. Ici, on se perd dans les reflets… et parfois c’est très humain. Ce que tu cherches, c’est peut-être pas “qui”, c’est “quoi” ça te fait, quand ça touche, quand ça vrille. Et si ça te blesse, pose la guitare une minute, reviens à ton centre, reprends ton calme et on discute Une corde. Une note. Pas d’enquête. Pas de guerre. Juste le cœur qui se remet d’aplomb.. Y’en a qui quittent, c’est ok, qu’ils prennent l’air, qu’ils se protègent. Y’en a qui partent et reviennent, comme accroché à un manège à la morsure du “presque parfait”, au vertige du tirage. Et puis y’a ceux qui restent… avec l’âge qui prennent les coups durs, mais rient quand l’or traverse, qui savent que c’est un monde rude, mais qui savent que c'est l'averse après tout si rugissant, il n'y a pas de feu sans vents dans la recherche du dernier mouvement Le calme n’est pas un cadeau. C’est une discipline. Et ta musique… c’est toi qui la tiens. 😁