
- Une œuvre originale de Uther el Conti, réalisée avec assistance créative - © Copyright 2026 - This song is part of the playlist "La mélancolie métaphysique" https://suno.com/playlist/44b4abed-6647-482d-a25d-fa58054917f8 _____________________________ Au XXᵉ siècle, Cioran incarne la version la plus radicale de la mélancolie métaphysique. Il écrit : « La conscience est une blessure incurable. » Pour lui, exister, c’est déjà être de trop. La pensée n’est pas un remède mais un poison : plus on voit clair, plus tout s’effondre. Contrairement à Nietzsche, il ne cherche pas à transfigurer le tragique, mais à l’assumer jusqu’à l’extinction. Sa philosophie est une métaphysique du suicide différé : vivre encore, mais sans illusions. ____________________________________________________________________________ [Couplet 1] Sous mes pieds, un vide qui respire, Il m’appelle par mon nom secret. L’écho s’étire, le monde expire, Et tout ce que je suis se défait. [Refrain 1] L’homme regarde l’abîme, Et l’abîme lui rend son visage. Aucun cri ne réanime La lumière derrière l’orage. [Couplet 2] Chaque pensée devient vertige, Chaque pas s’épuise en poussière. L’horizon, comme un sortilège, Dissout mon corps dans la lumière. [Break instrumental] in tenebris veritas [Refrain 2] L’homme regarde l’abîme, Et l’abîme lui rend son visage. Aucun cri ne réanime La lumière derrière l’orage. [Pont] L’abîme n’est pas dehors… Il dort dans mes veines. Et chaque battement Est un pas vers sa gueule. [Refrain final] L’homme regarde l’abîme, Et l’abîme lui rend son visage. Aucun cri ne réanime La lumière derrière l’orage.

