
Le Lièvre et le Hérisson
[ Selon une fable des frères Grimm que j'ai mise en vers ] Un matin, dans un champ de blé, Un lièvre fier, au cœur gonflé, A croisé un hérisson tout triste, Grattant la terre, d’une mine sinistre. « Tes pattes tordues sont bien lentes ! » A dit le lièvre, d’un ton méprisant. « Courons ! » a défié le petit gris, « Tu verras, je serai le plus rapide ici ! » Le hérisson, rusé et fin, A chuchoté à son épouse : « Viens, Cache-toi au bout du sentier, Et crie « Je suis là ! » en te cachant derrière. » [instrumental] Le lièvre est parti comme un éclair, Mais arrivé au bout, une voix claire A dit : « Regarde, mon cher, Je t’ai devancé sans aucun revers ! » Cent fois, il a sprinté, fou de rage, Jusqu’à tomber, épuisé de l’ouvrage. Le hérisson, malin et coquin, A ri : « L’orgueil perd, l’astuce gagne enfin ! » [pause] (et la Moralité ) Ne méprise jamais l’apparence des humbles, La ruse triomphe, même si l’apparence semble double. Fuis l’arrogance, garde la sagesse, Car l’intelligence surpasse la forteresse !

