(Couplet 1) Le soleil se cache derrière un voile de brume Sur la toile, le pinceau doucement s'allume On entend presque le froissement des herbes hautes Et le rire d'un enfant qui grimpe sur la côte Camille est là, fragile sous son ombrelle Une silhouette d'encre sous un ciel d'aquarelle. (Refrain) Et les coquelicots dansent, comme des cœurs qui battent Éclats de rouge vif sur un tapis d'ouate C'est une ballade douce pour un jour de mai Un instant suspendu que Monet a figé Dans le vert infini, dans le calme sacré. (Couplet 2) Regarde ces taches, elles ne sont que poussière Mais de loin, elles deviennent des perles de lumière Pas de traits précis, juste le vent qui passe Effaçant les contours, dévorant l'espace On devine la chaleur sur le visage du petit Jean Perdu dans ce champ, entre hier et maintenant. (Pont) Le monde s'agite, mais ici tout s'arrête Sur cette colline, à l'abri des tempêtes L'Impressionnisme n'est qu'un souffle sur la peau Le souvenir d'un rêve au bord de l'eau. (Refrain) Et les coquelicots dansent, comme des cœurs qui battent Éclats de rouge vif sur un tapis d'ouate C'est une ballade douce pour un jour de mai Un instant suspendu que Monet a figé Dans le vert infini, dans le calme sacré. (Outro) Le rouge s'efface... Le soir va tomber... Dors, petite fleur... Dans l'éternité...