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L'enfant que je porte en moi

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V6-MINI

[Intro — voix d’enfant, lointaine, piano seul] Hummm… dis-moi… Est-ce qu’un jour, quelqu’un viendra ? Oooooh… Est-ce qu’un jour, on m’aimera ? [Couplet 1 — l’enfance] J’étais un enfant parmi les ombres, Un petit cœur perdu dans un monde trop grand. J’apprenais à sourire dans la pénombre, À cacher mes larmes derrière mes silences. Je regardais les autres être aimés, En me demandant ce que j’avais fait. Pourquoi mes bras restaient-ils vides ? Pourquoi mon cœur se sentait-il invisible ? [Pré-refrain — voix tremblante] Alors je me suis construit des armures, Pour que personne ne voie mes blessures. Et dans ma chambre, au milieu de la nuit, Je cherchais une raison d’être en vie… [Refrain — émotion qui explose] J’étais un enfant qui espérait, Qui croyait qu’un jour tout changerait. Je voulais juste un peu de tendresse, Un refuge au milieu de ma détresse. Mais j’ai grandi sans oublier, Les mots qu’on n’a jamais prononcés. Et même adulte, au fond de moi, L’enfant abandonné attend encore des bras. Oooooh… attends encore des bras… Hummm… dis-moi pourquoi… [Couplet 2 — l’espoir] J’ai cru qu’en grandissant, j’oublierais, Que le temps finirait par tout réparer. J’ai mis des couleurs sur mes cicatrices, Pour faire de mes douleurs quelque chose de moins triste. J’ai appris à rire, à faire semblant, À dire « ça va » même en pleurant. Et parfois, au détour d’un regard, J’ai cru voir une lumière dans le brouillard. [Pré-refrain — la musique s’intensifie] J’ai voulu croire aux jours meilleurs, À quelqu’un qui comprendrait mes peurs. J’ai tendu les mains vers l’avenir, En me disant que je pouvais encore fleurir… [Refrain — chœurs chaleureux] J’étais un enfant qui espérait, Qui croyait qu’un jour tout changerait. Je voulais juste un peu de tendresse, Un refuge au milieu de ma détresse. Mais j’ai grandi sans oublier, Les mots qu’on n’a jamais prononcés. Et même adulte, au fond de moi, L’enfant abandonné attend encore des bras. [Couplet 3 — l’adulte et le désespoir] Aujourd’hui, je suis devenu un homme, Mais certaines douleurs ont gardé leur nom. Je porte mes années comme un lourd manteau, Et je me bats contre mes propres échos. Il y a des soirs où tout recommence, Où le passé revient briser le silence. Je voudrais déposer ce poids quelque part, Ne plus être prisonnier de mes vieux cauchemars. Je suis fatigué d’être fort tout le temps, De cacher l’enfant derrière le grand. Et quand le désespoir me serre la main, Je me demande où s’est perdu mon chemin… [Pont — piano et voix presque brisée] Si je pouvais retrouver ce petit garçon, Je le prendrais contre moi sans condition. Je lui dirais : « Tu n’as rien fait de mal, Tu méritais l’amour, même dans les jours bancals. Ce n’était pas à toi de tout comprendre, Ni de porter seul ce qui te faisait trembler. Tu avais le droit qu’on vienne te défendre, Le droit d’être un enfant, le droit d’être aimé. » [Montée — respirations, chœurs « Oooooh »] Hummm… petit garçon… Tu peux poser tes armes… Oooooh… petit garçon… Tu peux laisser couler tes larmes… [Dernier refrain — puissant, douloureux et lumineux] Je suis cet enfant qui espérait, Même quand la vie lui retirait la paix. Je suis cet adulte au cœur fragile, Qui cherche encore un endroit tranquille. J’ai traversé des années de silence, Des nuits sans réponses, des jours sans confiance. Et si je ne peux changer autrefois, Je peux apprendre à prendre soin de moi. Je ne suis plus l’enfant d’autrefois, Même si ses blessures vivent en moi. Et malgré le vide et le désespoir, Je veux croire qu’il reste un peu d’espoir… [Outro — voix douce, comme une promesse] Dors, petit cœur… Tu n’as plus besoin de te cacher… Hummm… je suis là… Je ne vais plus t’abandonner… Oooooh… L’enfant que je porte en moi… A encore le droit… D’être aimé… Hummm… d’être aimé…