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Quand le Vent Compte les Hommes

V5.5

[Intro] Quand le vent se lève au loin, Quand la terre devient silence, Un pas répond à l’autre pas, Et l’homme avance, quoi qu’il pense. Sous le képi, le regard droit, Une vieille chanson dans la gorge, On ne demande pas pourquoi, Quand le devoir devient plus fort. [Couplet 1] Nous étions partis avant l’aube, Chargés de rêves et de fer, Le soleil brûlait nos épaules, Le sable montait dans l’air. Une colonne, longue et fière, Descendait vers l’horizon, Et chaque homme gardait derrière Une histoire sans nom. Au loin grondait la terre, Le ciel pesait sur nos pas, Mais nul ne parlait de la guerre, Car la peur n’ordonne pas. [Pré-Refrain] Et quand le vent frappe nos visages, Il demande à chacun son dû : « Qu’as-tu laissé sur ton passage ? Qu’as-tu tenu quand tout s’est tu ? » [Refrain] Quand le vent compte les hommes, Il ne compte pas les noms ! Il compte ceux qui restent debout, Quand tout s’effondre autour de nous ! Quand le vent compte les hommes, Il reconnaît les vrais soldats ! Et s’il emporte nos paroles, Nos actes, eux, ne trembleront pas ! [Couplet 2] Une nuit, près d’une colline, Le feu mourait sous les étoiles, Un vieux sergent, tête inclinée, Nous racontait une bataille. Il parlait peu, les yeux tranquilles, De ceux partis sans revenir, De la poussière sur les treillis, Du prix payé pour obéir. Puis il posa sa main sur terre Et murmura sans regarder : « Un homme n’est pas fait de guerre, Il est fait de ce qu’il sait garder. » [Pré-Refrain] Alors le vent passa sur nous, Comme une lame venue du nord, Et dans le silence devenu lourd, Chacun entendit son propre sort. [Refrain] Quand le vent compte les hommes, Il ne compte pas les noms ! Il compte ceux qui restent debout, Quand tout s’effondre autour de nous ! Quand le vent compte les hommes, Il reconnaît les vrais soldats ! Et s’il emporte nos paroles, Nos actes, eux, ne trembleront pas ! [Couplet 3] Au matin vint l’ordre de marche, Les sangles serrées sur les épaules, Un dernier regard vers les pierres, Puis les rangs reprirent leur rôle. Nous avancions sans fanfare, Avec le soleil pour témoin, Et chaque pas dans cette terre Nous rapprochait du lendemain. Certains portaient encore le doute, D’autres avaient perdu l’espoir, Mais tous suivirent la même route, Car nul ne recule dans le noir. [Pont] Un jour viendra où nos fusils Resteront muets sous la toile, Où nos pas quitteront la piste Et nos visages les archives. Mais si le vent revient sur nous, S’il cherche encore ceux qui furent là, Qu’il trouve au fond de nos traces Des hommes qui n’ont pas plié. [Break] Compte-nous, vent du désert ! Compte les faibles, compte les forts ! Compte ceux qui gardent leur parole Quand la peur frappe plus fort ! Compte nos pas ! Compte nos voix ! Compte ceux qui n’ont pas fui ! Et si demain nous prend tout, Qu’il nous laisse au moins l’honneur ! [Dernier Refrain] Quand le vent compte les hommes, Il ne compte pas les noms ! Il compte ceux qui restent debout, Quand tout s’effondre autour de nous ! Quand le vent compte les hommes, Il reconnaît les vrais soldats ! Et s’il emporte nos paroles, Nos actes, eux, ne trembleront pas ! Quand le vent compte les hommes, Quand le silence vient après, Il ne demande ni gloire ni fortune, Seulement : « As-tu tenu ? » [Outro] Alors marche, légionnaire, Que le vent connaisse ton pas. Demain effacera les pierres, Mais ton courage ne s’effacera pas. Quand viendra l’heure du silence, Quand tout deviendra lointain, Le vent comptera ton absence… Et saura pourquoi tu fus là.