
***(Couplet 1 – débit naturel, voix posée mais sarcastique)*** Vous montez, vous descendez, Toujours dans le même sens. Moi je reste là, à droite, À vous voir avancer comme des automates. Trois secondes d’arrêt, Déjà vous paniquez. Comme si s’arrêter, C’était pire que de reculer. Vous courez après quoi ? Un statut, un salaire, un moi ? Moi je regarde mes chaussures, Au moins, elles savent encore tourner. --- ***(Pré-refrain – voix un peu plus appuyée, ironie marquée)*** Vos vies sont en marche avant, Sans frein, sans retour en arrière. Un jour ça s’arrêtera net, Et ce jour-là, ce sera la panne. --- ***(Refrain – mélodique mais sec, comme une évidence)*** **Escalator, toujours en avant, jamais en arrière,** **On dirait que c’est la règle du jeu.** **Escalator, quand ça s’arrête, c’est qu’ça marche plus,** **Moi je prends les escaliers, au moins j’ai le choix.** --- ***(Couplet 2 – même ton, mais plus incisif)*** Parfois je fais un pas en arrière, Juste pour voir vos têtes : L’horreur, l’incompréhension, Comme si j’avais brisé un tabou. Vous croyez que c’est la vie, Cette course sans fin ni raison. Moi je préfère encore trébucher, Que de monter sans savoir pourquoi. --- ***(Pont – voix calme, presque résignée, mais lucide)*** Avant, on pouvait s’arrêter, Revenir en arrière, changer d’avis. Maintenant, on avance en silence, Jusqu’à ce que la machine s’arrête. --- ***(Refrain final – même mélodie, mais avec une pointe de défi)*** **Escalator, toujours en avant, jamais en arrière,** **On dirait que c’est la règle du jeu.** **Escalator, quand ça s’arrête, c’est qu’ça marche plus,** **Moi je prends les escaliers, et je vous laisse à votre marche forcée.** --- ***(Outro – voix murmurée, presque pour soi)*** Vous, vous avancez sans voir, Moi, je redescends parfois. Au moins, je sais où je mets les pieds.

