
Un amour... un amour... Anamour... anamour signal faible dans la nuit analogique je chante mais la phrase se coupe comme un film mal monté Belle au Bois... erreur système Dormant : fichier ouvert trop longtemps 200 ans de sommeil compressé dans un dossier zip sans nom Asas palissent sur l’écran police du rêve... quadrimoteur fantôme qui traverse les nuages en .jpeg corrompu Un amour... un amour Anamour... anamour (ça grésille dans les transistors) je t’aime mais la phrase lag portes invisibles : pop-up dans le réel aucun avion juste du souffle pixelisé des mots en streaming lent qui s’effacent en parlant voix de pluie électrique radio nocturne sans fréquence une histoire sans début charge à 3% Un amour... un amour Anamour... anamour les pavés fleurissent en pavots muets ville en mode veille sleep... standby... demi-sommeil urbain tu n’es plus là mais le décor te compile encore bug de présence dans le paysage un ventilateur devient ciel instable une hélice tourne dans un souvenir cassé je cherche EXIT écrit en lettres d’air sur un mur qui respire Un amour... un amour Anamour... anamour amour en transit... package perdu douanes du réel contrôle des émotions aléatoires les couleurs d’Asie se décompressent comme des photos jamais développées fichiers oubliés dans un téléphone éteint je t’aime... je crains la disparition progressive buffering de la mémoire Un amour...un amour Anamour... anamour fin de transmission ou peut-être début d’interférence

