
Le Vertige des Savants
[Verse 1] On bâtit des forteresses avec des mots savants On dissèque le tonnerre pour ignorer le vent Deux architectes perdus dans leurs propres plans À force de tout comprendre, on ne sent plus le temps Je lis sur ton visage comme dans un vieux grimoire Cherchant la certitude au fond de nos mémoires Mais l'encre s'efface sous la pluie du désir Et nos logiques de verre commencent à gémir [Pre-Chorus] Mais tes cils battent comme une aile froissée Et ma raison commence à vaciller L'équation se brise L'âme se grise [Chorus] Déchire la carte, oublie le nord Laisse le vertige prendre le corps On s'aime à l'aveugle, on s'aime à tort Que l'esprit se taise, que tout s'évapore Plus rien ne se pense, tout se dévore [Verse 2] Tu cherches la formule pour arrêter la nuit Je sculpte le silence pour chasser l'ennui Nos esprits se croisent comme deux épées d'argent Tranchantes et fragiles dans le jour qui descend On a peur de la chute, on a peur du contact On protège nos cœurs par un tacite pacte Mais sous la carapace de nos belles théories Il y a ce feu sauvage qui brûle et qui prie [Pre-Chorus] Et tes cils battent comme une aile froissée Toute ma raison vient de vaciller L'équation se brise L'âme se grise [Chorus] Déchire la carte, oublie le nord Laisse le vertige prendre le corps On s'aime à l'aveugle, on s'aime à tort Que l'esprit se taise, que tout s'évapore Plus rien ne se pense, tout se dévore [Bridge] [vocal harmony start] Il n'y a plus de thèse, plus de démonstration Juste la peau qui pose sa propre question On est deux océans qui enfin se mélangent Dans le fracas sublime d'un amour étrange [vocal harmony end] [Final Chorus] On a brûlé la carte, on a perdu le nord C'est le grand vertige qui sauve nos corps On s'aime en lumière, on s'aime encore L'esprit s'est tu, le doute est mort Et dans ce silence, tout se dévore [Outro] Tout se dévore On ne sait plus rien Et c'est bien.

