
[Verse 1] Le ciel est bas, le silence pèse Sur les murs de ma propre thèse On a tracé les lignes pour moi Sans me demander le pourquoi Mon corps est une cage de verre Mon ombre une question sans air Le poids de l'histoire sur un fil Immobile [Pre-Chorus] Et j'entends les rouages qui tournent La grande machine qui m'ajourne Elle broie les mots, elle vole les noms Qui choisit pour moi la direction ? [Chorus - contenu, presque chanté à mi-voix] Fuir pour sauver la flamme ? Ou tenir pour garder l'âme ? Sur mes lèvres, le poids du monde Dans chaque seconde qui nous inonde Quelle part de nous refuse de mourir ? Quand il n'y a plus d'avenir [Verse 2] Il y a la route du sang versé Celle du gardien, les poings serrés Il y a la route de l'exil Pour reconstruire un monde fragile Et ce chemin de ruse et d'oubli Le bug dans la machine, le déni Trahir un frère pour ne pas trahir sa peau Juste un écho [Pre-Chorus] Et j'entends les rouages qui crient La grande machine qui me nie Elle broie les corps, elle vole les noms Qui choisit pour moi la déraison ? [Chorus - puissant, la voix monte, les cordes s'élèvent] Fuir pour sauver la flamme ? Ou tenir pour garder l'âme ? Sur mes lèvres, le poids du monde Dans chaque seconde qui nous inonde Quelle part de nous refuse de mourir ? Quand il n'y a plus d'avenir [Bridge - la musique se suspend, piano seul, voix intime et claire] On a cessé de chercher la sortie La question n'est plus "que faire ?" sous les débris Mais qui faire naître de moi, ici Dans cette fournaise, dans ce cri ? Sauver la bougie d'abord Puis l'allumer face à la mort Un geste simple contre l'antimatière Une autre lumière [Chorus - explosion cathartique, voix au sommet, orchestre complet] Je ne fuis plus pour sauver ma flamme Je ne tiens plus pour sauver mon âme Sur mes lèvres, la force du monde Dans cette seconde où tout se fonde Cette part de moi refuse de mourir Et je choisis de devenir [Outro - la musique s'éteint lentement, ne reste que la résonance du piano et la voix qui murmure, résolue] Je deviens.

