
# **Ce qui compte** [Ballade orchestrale de conte ancien — tendre et espiègle] [Intro instrumental — célesta, harpe et cordes douces] [Couplet 1] Je me demande quelquefois Ce qui compte vraiment. Est-ce qu’il faut courir toujours Et travailler tout le temps ? Ou bien rentrer avant la nuit, Rire et parler doucement ? Car les devoirs peuvent attendre, Mais moi, je grandis maintenant. [Refrain] Quand je serai devenue grande, Et que je regarderai derrière moi, Qu’est-ce que je voudrai garder ? Qu’est-ce qui comptera pour moi ? Les jours remplis de mille choses, Ou les moments près de ceux que j’aime ? Je crois que ce qui reste au fond, C’est l’amour que l’on sème. [Couplet 2] Faut-il garder tout ce qu’on a Pour ne jamais manquer de rien ? Ou partager un peu parfois Avec ceux qui en ont besoin ? Je peux garder ce qu’il me faut Et donner sans avoir peur. Mais s’il faut partager mes frites… Je dois encore écouter mon cœur. [Petit passage de clarinette] [Couplet 3] Faut-il toujours avoir raison ? Faut-il toujours être la meilleure ? À quoi sert de gagner très fort Si quelqu’un repart avec de la peine au cœur ? Je veux apprendre et réussir, Mais rester moi sur mon chemin. Dire pardon quand je me trompe, Et tendre quelquefois la main. [Pont — cordes plus amples] Alors, quand je ne saurai pas Quel chemin choisir devant moi, Je fermerai les yeux un instant Et je me demanderai tout bas : Au dernier jour de ma vie, Quand je regarderai derrière moi, Est-ce que j’aurai beaucoup gagné ? Ou beaucoup aimé autour de moi ? Est-ce que j’aurai tout gardé ? Ou est-ce que j’aurai partagé ? Est-ce que j’aurai eu raison ? Ou est-ce que j’aurai su pardonner ? [Dernier refrain] Quand je serai devenue grande, Et que je regarderai derrière moi, Je saurai ce que je veux garder, Je saurai ce qui comptera : Le temps donné à ceux que j’aime, Le bien semé sur mon chemin, Les rires, les pardons, les rêves, Et les petites mains dans ma main. [Outro — célesta] Et peut-être aussi quelques frites… Mais pas forcément toutes.

