
Je me réveille… Le soleil brille dehors. Mais mon humeur est sombre. J'entends les enfants rire en bas de chez moi. Je leur envie cette insouciance… Cette innocence. Ces jours où tu te demandes quel est le sens de la vie, Des questions sans réponses qui tournent en boucle la nuit. On se prend la tête pour des choses dérisoires, On court après demain sans savoir pourquoi. On veut comprendre le monde, comprendre les autres, Mais la vérité est simple : On va tous crever. Alors pourquoi je m'inquiète ? Pourquoi je veux tout contrôler quand tout peut disparaître ? Je me réveille agacée, un tout, un trop-plein, un poids au fond de moi. Éteins cette radio. J'ai déjà trop de bruit qui tourne dans ma tête. Laisse-moi respirer, laisse-moi fermer les yeux. J'ai trop regardé le monde, je n'y vois plus de bleu. La joie et la tristesse avancent toujours ensemble. Laisse-moi respirer… Même si je ne sais plus comment. L'amour est un mensonge qu'on se raconte tard le soir. Ils parlent de fusion, de destins connectés. Moi je vois des ego blessés qui cherchent à se réparer. Chaque étreinte a son piège, chaque « je t'aime » ses tourments. On s'accroche à quelqu'un pour oublier qu'on se ment. On s'échange des sourires bien propres, bien calibrés. Puis quand le rideau tombe, la solitude vient s'asseoir à côté. Elle ne dit rien. Elle attend. Et quand l'autre s'en va… Qu'est-ce qu'il reste ? Nous. Juste nous. Certains disent que la joie est plus grande. D'autres disent que la tristesse prend toute la place. Moi, je crois qu'elles ont tort. Elles sont inséparables. Comme nous. Une chose que j'ai comprise : Les gens savent ce qu'ils font. Ils savent que leurs mots blessent. Ils savent que leurs gestes détruisent. Ils savent ce que ça ferait si on leur faisait la même chose. Ils savent. Et pourtant ils recommencent. Votre chute les apaise autant que votre lumière les dérange. Votre sourire leur rappelle ce qu'ils n'osent pas devenir. Votre réussite leur renvoie le reflet qu'ils préfèrent fuir. Mais moi… Je ne tomberai plus pour rassurer personne. Je n'éteindrai plus ma lumière pour que quelqu'un se sente moins petit. Je suis fatiguée. Mais je suis encore là. Alors laisse-moi respirer, laisse-moi fermer les yeux. J'ai trop porté le monde sur mes épaules et dans mes yeux. Je ne veux plus comprendre pourquoi tout doit faire mal. Laisse-moi respirer. Aujourd'hui j'ai le cafard. Mais demain… je serai encore là. Original lyrics by Kaïna © Copyright 2026 - @iamkaina

