Intro Dans le froid de novembre, les lumières sont coupées, Les factures s'empilent, on fait semblant d’oublier. Pendant que d’autres comptent en millions, sans stress ni soucis, Nous, on compte les centimes, on cherche l’équilibre, la survie. Couplet 1 Chaque hiver, c'est la même, j'vois les prix qui grimpent, L’énergie s'élève, mais mon compte, lui, déprime. À la fin du mois, c'est la galère, les poches vides, À qui on demande de payer pour l’avenir ? Toujours les mêmes types. Quand les riches dorment bien sous des couvertures de soie, Nous on double les pulls, on serre les poings, on se bat. Ils parlent de justice, mais où est le bon sens ? Quand ceux qui galèrent paient les pots cassés des puissants. Refrain À la fin du mois, c'est les mêmes galères, Les factures qui tombent comme des pierres. Les riches qui brillent sans même regarder, Et nous, on paie le prix fort pour leur légèreté. Paradoxe étrange, injuste et cruel, Le poids de leurs choix pèse sur nos ailes. Couplet 2 Ils disent : "Éteignez les lumières, faites un geste", Mais qui va leur dire que c’est déjà le reste ? J’éteins, je coupe, j’économise pour gratter, Mais mon frigo tourne à vide, à la fin, tout est compté. Pendant qu’ils achètent des yachts, des voyages sans fin, Nous on se contente de troquer nos lendemains. Je paye pour leur confort, j’crève pour leurs rêves, Le monde à l'envers, c’est nous qu’on soulève. Refrain À la fin du mois, c'est les mêmes galères, Les factures qui tombent comme des pierres. Les riches qui brillent sans même regarder, Et nous, on paie le prix fort pour leur légèreté. Paradoxe étrange, injuste et cruel, Le poids de leurs choix pèse sur nos ailes. Pont Ils ont les moyens de changer la donne, Mais c'est nous qu'ils pressent jusqu'au moindre centime. Les riches coûtent plus cher, mais qui s'en étonne ? C'est le pauvre qu’on charge de leurs délires infimes. Couplet 3 Alors j'me lève chaque matin avec la rage au ventre, D’essayer de survivre, mais les règles sont lentes, Pour eux, tout est facile, ça s'voit dans leurs yeux, Ils nous voient de loin, de leur monde luxueux. Les fins de mois sont dures, comme un cercle sans fin, Mais je garde l'espoir, un jour, ça changera enfin. Outro À la fin du mois, j'suis encore là, debout, Avec mes factures, mes doutes et mes coups. On survit pour demain, pour un peu d’air, Mais un jour viendra où on changera cette atmosphère. Refrain (Variation) À la fin du mois, c'est les mêmes galères, Les factures qui tombent comme des pierres. Les riches qui brillent sans même regarder, Et nous, on paie le prix fort pour leur légèreté. Paradoxe étrange, injuste et cruel, Mais on garde la foi, brisée mais réelle.