
Ce que j’aime des Habs en ce moment, c’est que personne ne tente de prendre la vedette au détriment des autres joueurs. Un esprit de famille se crée, et chaque joueur sait que, s’il s’en donne la peine, il aura du temps de glace et la confiance de son coach. C’est pour ça que des buts fusent de toute part, de la part de joueurs qui émergent à tout bout de champ. Les talentueux comme les néophytes savent que le fait de participer et d’aider produit des résultats magiques : ce que l’on appelle une synergie. En encourageant la synergie, le coach fait du Canadien une pépinière de talents, dans une ambiance de solidarité et de collégialité. Peu à peu, les gars s’allument et se rendent compte que l’efficacité n’est pas une question de style, mais une question de saisir chaque opportunité pour la transformer en succès. C’est beaucoup plus efficace de compter mine de rien que d’être attendu par l’opposant dans un style fracassant. Le Canadien est en train de construire un corps instinctif, une machine synergique où chaque petit effort compte. Il n’y a pas de petits joueurs quand l’entraide rend chaque geste possible. Deux coachs ont compris cela et collaborent de façon souterraine : celui du club-école, le Rocket de Laval, et notre valeureux St-Louis. Longue vie à nos coachs. Go Habs Go. Les créateurs de synergie ont la cote quand le réalisme et l’humilité font bon ménage.

