
Ciel gris
Des mois à marcher sans flamme, Le cœur noyé dans le silence mort. Chaque jour se ressemble, sans fin, Même pas l'ombre d'une lumière blanche. J’ai cru que j’allais, fin juillet, m'éteindre, Que ma vie ne serait qu'une lettre d'adieu. Mais le vent à tourner, ton regard a su repeindre, Un bout de ciel gris dans mes yeux. Tu m’as réappris à respirer, À croire qu’on pouvait s’en sortir, À croire que demain c'est possible. Mais, même si tu m’aides à m'aimer, Y’a des soirs où je veux partir, Car le chemin semble être inaccessible. Je tiens debout sous médicaments, Et à tes bras qui calment mes tourments. Mais la mort reste là en fond, une électrocution, Comme une option, qu'on garde comme solution. Je sens mon cœur vivant quand tu ris, Tes mains m'aide à repousser les nuits. Mais derrière chaque mot, Une voix me raconte en boucle mes maux. Je lutte contre mes propres fantômes, Qui s’invitent gentiment quand j'm’endort. Ton amour me tient, à bout de bras, hors des comas, Sans oublier, que j’ai toujours ce pacte avec la mort. Tu m’as réappris à respirer, À croire qu’on pouvait s’en sortir, À croire que demain c'est possible. Mais, même si tu m’aides à m'aimer, Y’a des soirs où je veux partir, Car le chemin semble être inaccessible. Je tiens debout sous médicaments, Et à tes bras qui calment mes tourments. Mais la mort reste là en fond, une électrocution, Comme une option, qu'on garde comme solution. ( Est-ce que je pourrai un jour me libérer de ce détour ? ) ( Ou est-ce que j’écrirai toujours des chansons qui parlent de la fin du parcours ?) Tu m’as réappris à respirer, Mais pourtant je manque d’air encore. Ton amour m’empêche de tomber, Mais je joue toujours avec la mort.


