
Rembobine un peu… Play. Encore cette ville. Encore la pluie. Encore ton nom. Néon rose. Bitume noir. Un bar-tabac. Un vieux trottoir. La pluie glisse. Les phares tremblent. Dans la vitrine, nos ombres s’assemblent. Un Walkman gris. Dans mon blouson. Ta voix revient. Même sans raison. Une cassette. Un vieux slow. Ton prénom danse sur la radio. Le juke-box pleure. La nuit s’allume. Je pense à toi dans la brume. Fantômes sous les néons, nos cœurs en stéréo. Ta voix sur ma cassette, revient dans ma tête. Fantômes sous les néons, on danse encore un peu. Sans écran, sans pardon, juste nous deux. Minitel bleu. Café serré. Numéro perdu. Cœur dérangé. Polaroid pâle. Sur le frigo. Ton rire accroche encore ma peau. Deux-chevaux blanche. Route nationale. On roulait loin de nos morales. Les vitres ouvertes. La nuit devant. On était jeunes. On mentait grand. La bande crisse. Le son s’abîme. Mais ton souvenir reste intime. Fantômes sous les néons, nos cœurs en stéréo. Ta voix sur ma cassette, revient dans ma tête. Fantômes sous les néons, on danse encore un peu. Sans écran, sans pardon, juste nous deux. On ne revient pas. Je le sais bien. Mais parfois la nuit me prend la main. Un néon claque. Un slow repart. Et ton visage sort du brouillard. Sous les néons… Sous les néons… Fantômes sous les néons, nos cœurs en stéréo. Ta voix sur ma cassette, revient dans ma tête. Fantômes sous les néons, on danse encore un peu. Sans écran, sans pardon, juste nous deux. Fantômes sous les néons, la nuit fait son cinéma. La cassette se détend, mais je t’entends tout bas. Rembobine un peu… Encore une fois.

