[Intro] J’traîne sous la lune, le cœur en contrebande, Personne sait où je vais, étoile vagabonde. J’ai laissé mes rêves au bord d’une nuit trop grande, J’avance sans lumière, étoile vagabonde. [Couplet 1] J’ai grandi dans le bruit, j’me réfugie dans l’silence, Le sourire en façade, derrière y’a les turbulences. J’ai donné sans compter, j’ai récolté l’absence, Maintenant j’fais confiance qu’aux kilomètres de distance. J’ai des souvenirs froids qui dorment sous ma peau, Des « je serai toujours là » noyés au fond de l’eau. J’regarde le ciel en espérant trouver plus haut Un endroit où les blessures arrêtent de parler trop. J’ai pris des routes sans panneau, sans savoir où descendre, Des gens m’ont vu tomber, peu sont venus me défendre. J’ai appris qu’un cœur cassé pouvait encore attendre, Mais qu’à force d’être brûlé, même l’amour devient cendre. [Refrain] Étoile vagabonde, j’erre au-dessus du monde, J’cherche un peu de chaleur dans une nuit profonde. Étoile vagabonde, ma lumière se confond Avec tous les regrets qui tournent en rond. J’brille peut-être encore, mais personne ne le voit, J’ai tellement pris le large que j’me reconnais pas. Étoile vagabonde, perdue loin de chez moi, J’cherche ma place dans le ciel, mais le ciel veut pas de moi. [Couplet 2] J’ai parlé à la nuit, elle connaissait mon prénom, Elle m’a dit : « Les plus seuls font les plus belles constellations. » Alors j’ai serré les dents, continué sans direction, Avec mes cicatrices comme seules décorations. J’ai vu des « pour toujours » mourir en quelques secondes, Des promesses magnifiques devenir immondes. Depuis j’garde mes sentiments dans une boîte profonde, J’suis un cœur en exil, une étoile vagabonde. J’fais semblant d’être solide quand tout tremble à l’intérieur, J’ai construit des murailles avec les restes de mes peurs. On m’demande pourquoi j’pars dès qu’on m’offre du bonheur, C’est qu’j’ai connu trop d’adieux déguisés en fleurs. [Pont] Peut-être qu’un jour quelqu’un lèvera les yeux, Me verra traverser son morceau de ciel bleu. Peut-être qu’il dira : « Reste encore un peu », Et pour la première fois, j’aurai plus besoin d’aller mieux ailleurs. [Dernier refrain] Étoile vagabonde, j’erre au-dessus du monde, Avec mes nuits glacées et mes pensées qui grondent. Étoile vagabonde, même quand mon ciel s’effondre, Je continue de briller dans les débris de mon ombre. J’ai plus vraiment de port, plus vraiment de maison, Juste le vent dans le dos et la nuit pour horizon. Étoile vagabonde, sans carte et sans raison, Je cherche encore ma place au milieu des constellations. [Outro] Et si demain je disparais dans la pénombre, Cherche pas mes traces, elles appartiennent aux ombres. J’étais juste de passage dans ce drôle de monde… Une lumière sans adresse, une étoile vagabonde.