[© Ombaliz / Michel Laks Tous droits réservés] ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Pourquoi courir après demain, Quand tout se joue dans nos mains ? Et ces pensées qui tournent en boucle, Comme un vieux disque qui s’étouffe. À quoi ça sert de tout prévoir, Quand l’instant brûle dans le noir ? Et si c’était là, juste là, Le bonheur qu’on ne voit pas ? Et si on respirait, juste là, maintenant ? Et si on laissait faire, les doutes et les tourments ? Et si on accueillait, ce qui passe en silence ? Et si on vivait l’instant, sans chercher le sens ? Pourquoi vouloir tout contrôler, Quand le vent souffle sans s’arrêter ? Ces ombres qui hantent le passé, Elles n’ont plus rien à nous donner. Et si on laissait les nuages, Tracer leur route, faire leur passage ? Et si l’on s’offrait le courage, De danser même sous l’orage ? Et si on respirait, juste là, maintenant ? Et si on laissait faire, les doutes et les tourments ? Et si on accueillait, ce qui passe en silence ? Et si on vivait l’instant, sans chercher le sens ? À quoi bon se battre contre le vent ? À quoi bon craindre ce qu’on attend ? Le monde est là, il tourne sans nous, Et si on posait enfin le fardeau ? Quand la peur me questionne, où est ma liberté ? Quand le doute m’emprisonne, où est la vérité ? Et si on respirait, juste là, maintenant ? Et si on laissait faire, les doutes et les tourments ? Et si on aimait la pluie, l’éclat de l’innocence ? Et si on vivait l’instant, comme une délivrance ? Pourquoi courir après demain, Quand tout se joue dans nos mains ? Pas de chaînes au présent, pas d’encre au destin, Et si c'était maintenant, que j’écrivais demain ?