
[Verse 1] Quand l'ombre s'étend sur le bord du lit, Et que le silence étouffe la nuit, Mes démons me parlent, armés de rancœur, Pour planter leurs ongles au fond de mon cœur. Je croyais avoir effacé leurs pas, Mais le temps s'arrête et ils sont bien là. Un simple murmure et le piège prend, Dans ce même piège, depuis si longtemps. [Chorus] Mes démons me disent : « Tu te bats en vain, Tu tournes en rond sur le même chemin. On connaît tes feintes, on connaît tes peurs, On est les gardiens de tes pires erreurs. » Criez fort encore, étouffez ma voix, Mais si vous parlez, c'est que je suis là. [Verse 2] Le premier s'approche et me tend un miroir, Rempli de regrets et de souvenirs noirs. Il me montre un pacte, une faute passée, Une porte fermée qu'il faut ressasser. Le deuxième rigole et me souffle à l'oreille : « Tu joues la comédie, mais rien ne t'éveille. Un jour ou l'autre, le masque tombera, Et tout le monde verra ce que tu vaux bas. » [Chorus] Mes démons me disent : « Tu te bats en vain, Tu tournes en rond sur le même chemin. On connaît tes feintes, on connaît tes peurs, On est les gardiens de tes pires erreurs. » Criez fort encore, étouffez ma voix, Mais si vous parlez, c'est que je suis là. [Verse 3] Le troisième glisse une étrange douceur : « Abandonne tout, tu n'auras plus peur. Ne tente plus rien, reste dans le noir, C'est bien plus facile de n'avoir d'espoir. » Mes démons me parlent et dansent autour de moi, Pour étouffer la nuit et briser ma foi, En me répétant que je ne vaux pas La peine qu'on lutte ou qu'on fasse un pas. [Verse 4] Pourtant dans ma cage, une étincelle luit, Une faible lumière au milieu du bruit. S'il faut chaque soir réapprendre à lutter, C'est que sous vos chaînes je continue d'avancer. Quand mes démons me disent que rien ne va changer, C'est leur propre peur qu'ils cherchent à masquer. Car si je tombais, ils n'auraient plus de rôle, Et leur triste ombre deviendrait si folle. [Chorus] Mes démons me disent : « Tu te bats en vain, Tu tournes en rond sur le même chemin. On connaît tes feintes, on connaît tes peurs, On est les gardiens de tes pires erreurs. » Criez fort encore, étouffez ma voix, Mais si vous parlez, c'est que je suis là. [Outro] Rien ne change, disent-ils ? Pourtant le soleil se lève malgré tout. Mes démons me parlent au fond du noir, Mais demain je me lève, et je reprends l'espoir.

