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La Dague Noire

[Intro – Piano mélancolique, sample atmosphérique, spoken word] Ils avaient juré de retrouver le traître, De lui faire payer le sang versé. Mais parfois, quand la vérité veut naître, Elle arrive quand tout est déjà brisé. [Couplet 1 – Flow posé, voix grave, narration introspective] Ils ont suivi sa trace et nourri leur colère, Porté son nom comme on porte une croix. Vazlek était le monstre, l’ennemi, l’adversaire, Celui qui leur avait tout pris autrefois. Mais dans un rêve aux lueurs d’incendie, Sha’Zar a vu par les yeux du condamné : La bougie renversée, la peur et les cris, Mirena sous la lame frappée, s’effondrer. [Montée – Beat qui s’épaissit, tension grandissante] Ce n’était pas un meurtre préparé, Ni le choix froid d’un cœur sans remords. C’était un enfant terrifié, Qu’une lame menait déjà vers la mort. [Refrain – Voix scandée, chœurs graves en soutien] Ils ont tout perdu, Et personne n’a gagné. Leur vengeance est venue Quand il n’y avait plus rien à sauver. Mirena est tombée, Vazlek s’est éteint. La Dague Noire a gagné, Et leur a laissé le sang sur les mains. Ils les ont délivrés, Mais trop tard. Il ne reste à pleurer Que des tombes dans le noir. [Couplet 2 – Flow plus intense, basse profonde] Sur les restes d’un dieu, au milieu des étoiles, Ils ont retrouvé les fantômes du passé. Mirena marchait sous une volonté pâle, Et Vazlek n’était plus libre de lutter. Puis le métal noir réclama son âme, Quand enfin Sha’Zar la serra dans sa main. [Pont – Beat presque coupé, voix à vif] Elle voulait sa haine ! Elle voulait sa peur ! Elle voulait planter ses racines Au plus profond de son cœur ! Alors Sha’Zar l’a jetée Dans le vide sans lumière. Pas comme un héros venant triompher, Mais comme un homme refusant de perdre Le dernier morceau de lui-même Qu’elle n’avait pas encore dévoré. [Interlude – Piano, souffle, silence du beat] [Couplet 3 – Flow lent, lourd, presque parlé] Puis Vazlek est tombé, Mirena avec lui, Et les autres n’y voyaient que deux ennemis. Ils ont refusé cette dernière image, Et sont partis loin, leur offrir un hommage. Et sous les côtes de celle qui les avait aimés, Ils ont trouvé son cœur à jamais profané. Même leur deuil leur avait été volé : Mirena était devenue la prison du damné. [Refrain – Plus intense, voix brisée, chœurs discrets] Ils ont tout perdu, Et personne n’a gagné. Leur vengeance est venue Quand il n’y avait plus rien à sauver. Mirena est tombée, Vazlek s’est éteint. La Dague Noire a gagné, Et leur a laissé le sang sur les mains. Ils les ont délivrés, Mais rien n’est réparé. On ne recoud jamais Une famille déchirée. [Couplet 4 – Flow retenu, émotion au premier plan] Misko avait juré que sous sa garde, Jamais les siens ne manqueraient de rien. Mais aucune table, aucun feu qu’il sauvegarde Ne peut rappeler les morts au matin. Il peut remplir les assiettes et calmer la faim, Veiller sur les vivants jusqu’à s’en brûler. Mais il ne peut nourrir ceux qui ne reviendront point, Ni servir un repas à ceux qu’on a enterrés. [Outro – Piano seul, voix parlée, dernier souffle] Une mère… Des frères… Une famille entière… Partie en poussière.