Couplet 1 (narrateur) L’algo m’a glissé un titre entre deux cafés Une voix que j’connais pas… mais que j’ai aimée J’ai cherché l’artiste — y’avait personne derrière Juste du code… et trois cents morceaux sur la terre J’poste ça sur le forum, un peu à moitié honteux “Les gars… j’aime bien… mais c’est chelou, vous trouvez pas ?” Et là les réponses tombent, comme d’hab Chacun son monde… chacun son combat Couplet 2 (voix 1 – le puriste) “La musique c’est humain, c’est pas des lignes de code Tu peux pas simuler la vie d’un type dans sa peau” “Un solo, ça saigne, ça s’apprend, ça se vit Ton IA, c’est du son… mais c’est pas de la musique, mon ami” Couplet 3 (voix 2 – le pragmatique) “Attends… c’est juste un outil, comme le reste Comme les machines, les synthés, les prods qu’on déteste Derrière y’a toujours quelqu’un qui choisit C’est pas la machine… c’est l’usage qui trahit” Refrain (choral – tous) On discute, on tranche, on hésite un peu Entre le vrai, le faux, le doute au milieu Ça sonne bien… mais ça vient d’où ? Et au fond… est-ce que ça change tout ? Couplet 4 (voix 3 – le désabusé) “Le problème c’est pas l’IA, c’est le volume Des milliers de titres… et plus personne n’assume Une attaque DDoS de chansons sans visage Qui noient les musiciens dans leur propre paysage” Couplet 5 (voix 4 – l’ironique) “Pop will eat itself… t’as déjà le titre Maintenant c’est la musique qui s’auto-digère en litres On remix le passé jusqu’à l’indigestion Et on appelle ça progrès… ou évolution” Pont (narrateur) Et moi dans tout ça… j’écoute encore Même si je sais qu’y a peut-être personne qui sort Derrière la voix, derrière l’accord Juste une machine… qui fait semblant d’être d’accord Refrain final (plus posé) On discute, on tourne, on revient au début C’est quoi la musique… si l’humain disparaît dessus ? Ça sonne bien… et c’est peut-être ça le pire On peut aimer… même quand y’a plus rien à dire Outro (spoken) Pseudo : toujours connecté Statut : en train d’écouter Dernière pensée : “J’aime bien… mais ça me dérange”