Jamais je n’aurais pu imaginer La douleur de ne plus dévorer Mon corps tremble sans s’arrêter Je ne peux réfléchir ni imaginer Jamais je n’ai réussi à prononcer Les mots qui de toi m’auraient libéré Fétiche d’un monstre halluciné Tu me hantes et la raison m’a oublié Je suis malade – malade de toi, de ce monde, de mon désir inavoué Je suis malade – Vous comprenez ? Malade de tout vouloir de tout posséder… Un jour dans un miroir cassé Je me suis vu et effrayée Ma gueule pendante, les crocs acérés, Avalant le monde tel un trou noir affamé Je suis devenu la mort incarnée Mes talons et ma robe ne peuvent le cacher Dès lors je ne sais plus refuser Tout ce qu’on me donne pour me gaver Je suis malade – malade de toi, de ce monde, de mon désir inavoué Je suis malade – Vous comprenez ? Malade de tout vouloir de tout posséder… Tout… Oui tout… Oh tout… Oui tout posséder… Et ne plus rêver… Je suis malade – malade de toi, de ce monde, de mon désir inavoué Je suis malade – Vous comprenez ? Malade de tout vouloir de tout posséder… Je suis malade – malade de toi, de ce monde, de mon désir inavoué Je suis malade – Vous comprenez ? Malade de tout vouloir de tout posséder… … Et ne plus… rêver…