(Couplet 1) La nuit est tombée, lourde et silencieuse Dans ma maison endormie, une ombre vicieuse. Un bruit, un grincement, mon cœur bat la chamade, Des pas furtifs, une effrayante cavalcade. Je me glisse sans un bruit, mon souffle court et lent, Jusqu'au placard obscur, mon seul abri pour l'instant. (Refrain) Le dix-sept, numéro gravé dans ma mémoire, Une main tremblante compose, ma seule espoir. Une voix douce répond, un baume sur ma peur, "Madame, la police arrive, tenez bon, l'heure est proche." (Couplet 2) À travers les planches fines, j'entends leurs murmures bas, Leurs lampes torches dansent, leurs ombres ici et là. Chaque craquement du bois, chaque son étouffé, Me plonge un peu plus dans cette nuit d'effroi. L'attente est un supplice, le temps ne passe plus, Chaque seconde est un gouffre, un chemin inconnu. (Refrain) Le dix-sept, numéro gravé dans ma mémoire, Une voix douce répond, un baume sur ma peur, "Madame, la police arrive, tenez bon, l'heure est proche." (Pont) Soudain, un hurlement de pneus sur le bitume, Une sirène déchirante, brisant l'amertume. "Police !" Un cri retentit, fort et clair, Des bousculades, des ordres, l'atmosphère. Les voix s'élèvent, puis le silence revient, Un doux réconfort, la fin de mon chagrin. (Couplet 3) La porte du placard s'ouvre, un rayon de lumière, Un visage bienveillant, l'agent est là, ma délivrance. Les cambrioleurs menottés, au sol, vaincus, Je sors de l'ombre, enfin, la vie m'est rendue. Un merci murmuré, le poids de la nuit envolé, Grâce à eux, le danger s'est enfin éloigné.