[Verse 1] La gondole glisse en douce cadence La lune suspendue éclaire le silence Les palais dorment drapés de sa lumière Les reflets s’amusent sur cette eau éphémère Les masques rêvent dans les vitrines closes De bals anciens, de murmures et de roses [Pre-Chorus] Les ponts, silencieux, retiennent leur soupir Craignant de déranger les ancrages à venir La lune, en confidente, effleure les ruelles Et grave dans l’instant des serments éternels [Chorus] Venise, Venise Tu es divine Venise, Venise Quand vient la nuit La lune t’embrase Et change tout Venise, Venise Reste en nous [Verse 2] Un parfum d’autrefois flotte au-dessus des pierres Comme un écho perdu de fêtes légendaires La lagune respire en lente confidence Offrant à chaque vague une douce présence Au balcon d’un palais le verre à la main On trinque à la santé du croisement des destins Par les volets entrouverts du palazzo Barbarigo On entend la Traviata chanter son bel canto [Pre-Chorus] Dans les petites cours où murmurent les fontaines, Les jardins endormis protègent leurs fredaines ; Un parfum de jasmin embaume le trajet qui guide tes pas lents vers le bar d’Hemingway. Là, sous l’ombre dorée des lampes en velours, Il savourait son Bellini aux reflets d’amour ; Et Venise offrait, douce, en ses recoins cachés, Le charme d’un secret que nul ne peut briser. Venise se déploie comme un rêve immobile Un théâtre d’eau vive où la nuit se faufile La lune, en majesté, veille sur ces trésors Transforme ce qui est gris en merveilleux décor [Chorus] Venise, Venise Tu es divine Venise, Venise Quand vient la nuit La lune t’embrase Et change tout Venise, Venise Reste en nous [Bridge] Et l’âme du voyageur, prise dans son éclat Se perd, émerveillée, dans ce doux apparat Je marche au bord du songe, sans vouloir partir Comme si chaque reflet savait me retenir [Final Chorus] Venise, Venise Tu es divine Venise, Venise Quand vient la nuit La lune t’embrase Et change tout Venise, Venise Reste en nous